Quelques pas dans Facebook

Nota, le 17.04.10: Ce billet est largement périmé.
Se reporter à mon texte:

http://www.plestang.com/red/a166.php

Les réseaux sociaux me paraissent une dimension importante du web actuel. Je connaissais déjà Ziki, que j’apprécie (voir mon billet). J’ai eu envie de regarder ce que proposait Facebook, très différent.

Pour qui n’est pas inscrit, ce qui est visible d’un membre de Facebook est fort restreint: le nom, la photo, et c’est en général tout! Même les membres de Facebook n’ont en général guère plus! Après m’être inscrit j’ai eu heureusement la chance, en cherchant les noms de divers amis, d’en trouver un qui est actif et qui m’a bien guidé dans la mise en place de ma page.

Facebook est en anglais, et comprend toutes sortes d’options et de tableaux dans lesquels on se perd au début, avec par exemple des liens que rien n’indique (ainsi il faut passer la souris sur le mot “Applications” pour découvrir le monde immense des applications externes que l’on peut rajouter à sa page - il faudrait alors commencer à parler au pluriel: à ses pages!).

A quoi sert Facebook? A échanger des informations diverses avec des amis ou relations. Pour moi qui n’ai qu’un “ami” pour l’instant sur Facebook, cela reste restreint, mais je sens que déjà le virus m’a un peu pris grâce à l’application “Bookshelf” dont je parlerai plus loin; pour d’autres ce sera des jeux, etc.
Mon ami m’explique par exemple qu’il compte participer prochainement à une compétition sportive bien connue: il le dira sur Facebook, et tous ses “amis” seront informés.

Alors que dans mon Ziki, comme je l’ai dit, tout est public, dans Facebook il y a plus ou moins trois niveaux d’accès à votre fiche (page), avec certains réglages possibles à chaque fois. Lorsqu’on a repéré (par une recherche sur le nom) quelqu’un que l’on connaît et que l’on voudrait rajouter à ses “amis”, on peut lui envoyer un “poke” (pas de traduction: disons un petit “Coucou!”).
A partir de ce moment et pour 8 jours, cette relation a accès à une partie de vos informations, assez restreinte, et c’est à lui de décider s’il donne suite, soit par un message, soit en vous ajoutant à la liste de ses amis.
Au sein des amis il y a la possibilité de distinguer une catégorie qui n’a qu’un accès partiel à votre page: par exemple qui ne voit pas qui sont vos autres amis.
Alors que dans Ziki les relations sont dissymétriques - on choisit de mettre quelqu’un dans ses favoris, et par ailleurs d’autres gens choisissent de vous mettre dans leurs favoris (ce sont vos “fans”) - dans Facebook l’amitié est automatiquement réciproque.

Voici à quoi ressemble en gros le haut de ma page:

Ma page sur Facebook

J’ai replié certaines des zones, soit par discrétion, soit parce que sinon il faut utiliser l’ascenseur pour voir la suite: le “mini-feed” raconte au fur et à mesure les actions que j’ai faites: ajouter un ami, modifier tel détail de mon profil, etc!

Parlons rapidement des applications externes, qui sont une des forces de Facebook: j’ai rajouté le “verset biblique quotidien” et surtout l’application “Virtual Bookshelf”, qui permet notamment de voir quels autres membres de Facebook ont lu les mêmes livres que vous. C’est une des façons de faire connaissance (en leur envoyant un “poke” :-) ).
L’intégration de Facebook avec des prestataires extérieurs (Amazon dans le cas de BookShelf) est une des richesses de cette plate-forme.

Pour ceux qui ne l’auraient pas en tête, Facebook a été au départ le réseau social des étudiants et anciens étudiants des universités américaines. De même en France maintenant, les réseaux d’anciens étudiants de telle ou telle université ou école ont l’air particulièrement actifs.

En ce qui me concerne, à la date d’aujourd’hui je ne peux pas dire si je me servirai de Facebook. Cela dépendra bien sûr en partie du nombre de relations que j’aurai sur ce réseau.

26.1.08 - Eh bien, déjà 3 amis! Et diverses applications nouvelles que j’ai découvertes, notamment concernant la musique, ou même l’apprentissage du chinois (un petit programme qui complète les méthodes que j’utilise par ailleurs).
Voir aussi mes réponses aux commentaires sur ce billet.

8.2.08 - On a accès à des morceaux de pages “d’amis d’amis” (et sans doute etc.) à travers certaines applications telles que “Superwall” (un mur où on s’envoie de petits messages): donc attention: ce qu’on écrit dans de tels endroits est largement public, tant quant à son contenu que quant à la liste d’amis d’amis (etc.) que cela révèle… Il est possible de distinguer deux catégories dans ses amis, en listant les parties du site qui ne seront pas accessibles à certains. Cela reste un peu limité pour gérer des réseaux d’amis éventuellement assez divers. Refuser la demande de quelqu’un qui vous propose d’être amis peut être délicat: il faudrait pouvoir lui proposer un autre réseau (pour les professionnels: Linkedin, Viadeo etc. - mais je ne suis plus professionnel…).
11.2.08 - Il est possible de créer des groupes complètement privés, où vous mettrez des infos, des photos, etc. Un tel groupe n’est pas mentionné sur votre page; vous pouvez y faire participer les membres de Facebook de votre choix, même s’ils ne sont pas vos amis; cela convient peut-être dans certains cas pour les relations avec des gens qu’on ne veut pas accepter comme amis. Mais surtout cela peut semble-t-il remplacer avantageusement des sites payants comme HelloTipi
D’autant que Facebook va bientôt être traduit en français.

A quoi ça sert?
D’autres réponses à la question pourraient être :
Collecter les informations des utilisateurs pour les revendre au plus offrant (ils l’ont déjà fait)
Refaire une version privée de ce qui existe déjà en public. (communication instantanée entre utilisateurs, liens entre sites, …)

Plus généralement je suis fortement sceptique sur la “mise en relation” désincarnée proposée par ce genre d’outil.

Bonjour Henri-Pierre,
Je fais partie de ceux qui pensent qu’à travers Internet on peut créer des relations réelles; il y a des gens qui sont mes amis et que j’ai connus par Internet!
Mais si j’en juge par ce que j’ai pu voir chez un (deuxième) membre de Facebook, l’aspect ludique est important; le plaisir de s’éclater ensemble, par exemple dans diverses applis, ou sur le “mur” où chacun des amis peut vous écrire des messages.
Les jeunes adorent me semble-t-il.

J’ai vu, c’est effectivement intéressant, quoique, pour ma part, je préfère rencontrer les copains devant une assiette garnie… Et ça, on ne le pourra jamais avec Facebook… ;-)

Oui, Philippe, les fêtes entre amis, c’est irremplaçable. Cela dit mon impression à ce stade - et je réponds aussi à ce sujet à Henri-Pierre, c’est que les amis que l’on a sur Facebook sont d’abord des amis que l’on a dans la vie réelle. C’est le cas des 3 amis que j’y ai pour l’instant.

Et j’ai l’impression que pour certains Facebook est une façon de continuer tout au long de la semaine les fêtes réelles que l’on a déjà eues avec ses amis: on échange des photos, des vidéos; on dit ce qu’on a vu au cinéma. Un peu comme dans un forum sans doute, mais centré sur des amis réels, et avec beaucoup plus de richesses grâce aux innombrables applications partagées.