7 août 2018, 20:16

Les intellectuels aiment-ils?

Un récent article de Benoit XVI-Ratzinger a été peu apprécié par certaines communautés juives.

Joseph Ratzinger-Benoit XVI explique en effet que « une interprétation théologique de l’Etat d’Israël, qui relie la fondation de l’Etat juif à la promesse biblique de la terre, est impossible selon la compréhension chrétienne”. 

Je suggère pour ma part que « imparfaite est notre science, imparfaite est notre connaissance » ! (Saint Paul).

Est-ce aux chrétiens, si titrés soient-ils, de décider ce que Dieu a prévu pour Israël?

Le problème des intellectuels, c’est que souvent ils oublient que l’essentiel nous dépasse (n’est-ce pas, Saint Ex?)

Il s’agit d’aimer. Et pas de remplacer l’amour, ainsi que la foi, par des raisonnements. C’est le problème des intellectuels, et de l’Eglise, en tout temps.

(Billet d’humeur, je le reconnais: « Tais-toi donc, grand Jacques / Joseph…! Que sais-tu du plan de Dieu? »)

Post Scriptum – Je pense à la fin de l’épisode de l’aveugle né: « Vous dites ‘nous savons’ – c’est pourquoi vous restez aveugles »  (Trad Ph.L. / Le R.A.)

16 juillet 2018, 12:19

Christianisme et sexualité

Un ami réfléchit, sur Facebook, à l’attitude très négative de « l’Eglise » sur la sexualité, à travers les siècles. Il l’assimile au refus du plaisir, à un sentiment de honte. Je ne partage pas cette idée qu’il s’agisse d’abord de plaisir. Il s’agit fondamentalement de relation humaine; et l’homme (je parle surtout du point de vue masculin) le ressent, même vaguement, lorsqu’il se masturbe.

Et s’il s’agit, non de masturbation, mais de relation avec une femme, alors il est clair que cette relation engage ! La culpabilité éventuelle ressentie lors de relations adultérines résulte notamment du fait que la relation sexuelle est faite pour unir deux êtres, et  pas pour un plaisir occasionnel. C’est bien l’amour, au sens le plus fort, dont il s’agit.

La réflexion des chrétiens à travers les siècles a porté me semble-t-il largement sur la difficulté de maîtriser la sexualité: d’affronter les désirs ou pulsions qui naissent en nous; afin de vivre dans l’amour, au sens que Jésus nous a appris a donner à ce mot. 

Au XXI° siècle (et déjà avant), la question est d’être épanoui et non refoulé: de comprendre et d’accepter ses ressentis. J’oserai dire: de se faire de la sexualité une amie.
Cela fait partie du progrès spirituel (la psychologie n’y suffit pas).

Chesterton a écrit:

« En ce qui concerne le sexe, les hommes particulièrement sont déséquilibrés de naissance; nous pourrions presque dire qu’ils sont fous. Ils atteignent difficilement la santé mentale avant d’atteindre la sainteté. »

 

7 juillet 2018, 17:57

Dieu comme un océan… (« Puissance de l’amour »)

Un ami non chrétien me dit: « L’expression Puissance de l’amour que tu emploies dans ton livre Le Royaume, c’est quoi? Cette expression n’a pas de sens pour moi…  »

Et je me rends compte que les non croyants ont a priori l’idée que si « Dieu » existe (s’il existait), c’est/ ce serait une sorte de personne très puissante, un roi, un dictateur supérieur.

Ce n’est absolument pas ma vision des choses. Je me représente, je ressens/comprends « Dieu » comme un vaste environnement qui nous englobe !
Comme un océan, et non comme un roi « tout puissant ».

La puissance de Dieu s’exerce notamment à travers des milliers de micro-actions (enfin, pas micro pour ceux qui en bénéficient!). Et surtout, le monde est le lieu d’un combat.

Parler avec Dieu, c’est percevoir une dimension supplémentaire du réel:
Une dimension d’amour; la Puissance de l’amour, énergie vivante.

27 juin 2018, 12:54

« Ac cadaver » (« Comme un cadavre »)

« Perinde ac cadaver »: obéir toujours comme un cadavre ! Telle est une des devises des Jésuites. Et je découvre, dans la communauté religieuse apostolique que je connais le mieux, combien cela peut être dur d’être en somme envoyé, lors du changement d’année, à un autre endroit, peut-être pas toujours en le souhaitant !

Plusieurs soeurs de cette communauté partent ainsi, cette année; et j’ai plus de mal que par le passé avec ces départs. D’autant que l’une part vers un autre continent, et un pays pas toujours paisible…
Je prends conscience aussi que tous ces « missionnaires », même en pleine France, ont à pratiquer tous les métiers: entretenir une vaste propriété; réparer des locaux ou des machines, que sais-je. Les journées sont longues (ou courtes!), et rythmées par la cloche.

Les bénédictins tels que je les imagine, stables dans leur couvent, m’avaient donné l’impression d’une vie certes austère, mais assez simple; ce que j’en avais vu tout au moins. Dans un ordre apostolique, missionnaire, il faudra peut-être gérer une école en Afrique, faire de nombreux kilomètres dans la brousse; affronter des adversaires.

Le missionnaire était pour moi un être idéal, lointain.
Maintenant ce sont des gens que je considère un peu comme mes frères et soeurs, et cela ne fait pas du tout la même impression.

Additif: Les Dominicains, chez qui j’avais, il y a bien longtemps, pensé entrer, ne m’avaient pas donné cette impression: davantage centrés sur les villes universitaires sans doute. Et les temps, aussi, ont probablement un peu changé. 

9 juin 2018, 10:20

Deux « images » de l’au-delà

Deux images, ou idées, de l’au-delà.

Quand un peintre représente le ciel ou un autre aspect de l’au-delà, il transcrit simplement son idée du moment, rien de plus. De même pour ce qui suit.

Première image: j’imagine que dans l’au-delà nous serons en petits groupes, un peu comme les apôtres et disciples entourant Jésus; en étant guidé par une présence céleste non définie: présence du Seigneur (« ange »?). Avec cette présence, nous parcourrons des contrées diverses de l’au-delà; vivrons des événements divers. Parfois nous serons mêlés à des foules plus importantes. Nous apprendrons, peu à peu, comme les disciples ont appris avec Jésus; l’apprentissage commencé sur terre continuera…

Deuxième image: dans une chapelle, un assez petit groupe, en arc de cercle; et, face à nous, deux présences lumineuses. Peut-être ressentirons-nous l’une comme plutôt masculine, et l’autre comme plutôt féminine. Nous prierons; nous louerons. Nous adorerons (aux deux sens du mot !!! ).

18 mai 2018, 20:10

Le « Je vous salue Marie » en écho

Bon, j’ose écrire la façon dont je prie le « Je vous salue Marie » ces jours-ci.

J’imagine Marie, « là haut » mais « présente à moi »: je lui parle, et elle me confirme qu’elle reçoit ma prière!

Et pour cela une méthode incroyable: syllabique…
Je dis une syllabe, et attends qu’elle se répète en moi en écho; un peu comme si j’imaginais que Marie répète derrière moi la syllabe. Et alors je dis la syllabe suivante.

Si j’utilise cette méthode, c’est clair, c’est pour prier très lentement (Un « Je vous salue Marie « prend » plus de deux minutes…). Mais aussi c’est une façon de me sentir près de la Vierge. Près de Dieu.

J’adopte ensuite une méthode par mots, un peu moins lente, et plus significative: répéter chaque mot.

25 avril 2018, 4:25

Contempler Dieu?

Un ami propose sur Facebook une citation de Louis Evely: « Chacun de nous deviendra le Dieu qu’il contemple (…) Car contempler, c’est devenir ».
Intéressant sans doute, et vrai sous un certain angle.

Mais il faut aussi garder en tête me semble-t-il que, dans la vie chrétienne, la contemplation n’est habituellement pas la première étape, ni même la deuxième.

La première véritable étape, c’est l’entrée dans une relation personnelle avec Dieu; c’est la décision de foi: « Je crois en toi; je crois que tu es vivant, présent ».
Et la deuxième étape, c’est, dans la prière, l’engagement concret de notre vie sur la base de notre foi.

Il est vrai qu’on a forcément, implicitement, une façon de « penser Dieu ».
Mais la véritable contemplation passe peut-être d’abord par la prière sur la base de passages d’évangile, en « se représentant la scène ».
En contemplant Jésus.

24 avril 2018, 16:38

La décision de foi

Brève et belle homélie entendue ce midi.

La première étape pour un chrétien, c’est la décision de foi; c’est un acte de volonté, pour choisir de croire ce que Jésus nous a dit; ce que Dieu nous dit.

Ensuite, la vie chrétienne, la spiritualité, c’est d’être attentif aux diverses façons dont Dieu peut nous parler: cela peut-être une phrase de la Bible, un ami, ou un événement, etc.; ou encore une jolie branche d’arbre, pendant qu’on se promène..

16 avril 2018, 19:36

Une feuille pour les questions en réunion

(Vieux texte que je retrouve)

J’imagine que, dans certaines réunions, la méthode suivante pourrait être utilisée/utile:

Un imprimé du modèle ci-dessous est distribué aux participants, en plusieurs exemplaires (pour le cas où ils voudraient poser plusieurs questions).  Pendant que la réunion se déroule, à tout moment, les participants peuvent écrire sur cet imprimé, et transmettre à la table de présidence. Le voisin du président (vice-président ou secrétaire de séance) reçoit ces questions, et décide éventuellement de proposer au président (ou à l’orateur) de prendre en compte telle ou telle de ces questions; sans qu’il y ait nécessairement à faire intervenir l’auteur de la question: ce qu’il a écrit devrait être suffisamment clair.

L’utilisation de cette méthode peut être différente selon les groupes: très souple dans certains cas, plus encadrée dans d’autres.

Voilà, je vous livre cette idée FWIW (pour ce qu’elle vaut!)

Banal sans doute… Mais je ne l’ai jamais vu utilisé …

 

30 mars 2018, 10:41

Perfection, ou amour?

Un ami me signale le livre de Mgr Doré « A cause de Jésus » (2011). Il y est dit que l’Eglise est là pour appeler à la perfection.. (Tiens tiens, toute une vision du péché est derrière, aussi !).
Je lui ai répondu que je n’étais pas d’accord!
Le problème commence là.

Pour moi l’Eglise nous aide à apprendre à aimer, ce qui est bien différent.

(Si je comprends bien, les tenants de la thèse de Mgr Doré pensent que plus on monte en sainteté moins on fait de péchés. Alors que je pense pour ma part – voir « Le fait Jésus » – que plus on monte en sainteté plus on a conscience de ses péchés; ce qui n’est pas le contraire, mais est fort différent. )

Allez je me risque: on pourrait dire que des choses qui n’étaient pas « des péchés » commencent à être perçus comme des manques d’amour, à mesure que toute notre dureté humaine naturelle s’assouplit (se fissure?) et laisse la place à une vision plus affinée de ce qui est possible dans l’amour. Ce qui peut se dire aussi, de façon un peu raccourcie: plus je monte dans l’amour, et plus je découvre mon péché – mes manques d’amour.

22 mars 2018, 21:11

« Elle prétend.. »

Un documentaire qui passera à la télévision le 1° avril est présenté dans la revue du « Jour du Seigneur » que je viens de recevoir. Une phrase m’y a attristé – rendu furieux en fait;  car je l’attribuais à tort à la rédaction du « JdS ». Peut-être la journaliste interviewée n’est-elle pas chrétienne, ce qui serait une explication.

En reportage en Irak, les auteurs du film ont rencontré une femme française de 39 ans, chrétienne (« protestante » – évangélique?), venue comme volontaire au coeur de la guerre. L’article décrit bien le contexte, impressionnant, où ils ont rencontré cette femme: « Autour de moi c’était un vrai cauchemar, des blessés partout (..),  des balles qui sifflent en permanence, la menace de kamikazes », etc. La femme « court sans arrêt, ne s’arrête jamais d’aider »; et aussi fouille les femmes qui entrent à l’hôpital, etc.

« Selon ses dires, indique la journaliste, Dieu lui aurait confié une mission (..) » Et plus loin: « Aude prétend que c’est Dieu qui lui donne la force d’accomplir sa mission »…

Bon, si on lit l’article à tête reposée il montre un témoignage fort de chrétienne engagée. Mais le verbe « prétend » ci-dessus – maladresse de style sans doute – m’était resté en travers de la gorge. Alors que le même numéro célèbre les 800 ans de présence des Dominicains à Paris.

17 mars 2018, 12:11

Découverte de Erri de Luca

Connaissez-vous Erri de Luca? Je le découvre, et vous offre ces deux textes: Une discussion à son sujet entre deux journalistes, vraiment pas d’accord, et cet extrait du livre « Une tête de nuage », sur Marie et Joseph:

 

Magnifique, non?

6 mars 2018, 11:33

« Béatitudes de tous les jours »

Je retrouve, sous ce titre, un bref texte que j’ai écrit (1979 ?)

  • Le savant, c’est celui qui accepte de dire « je ne sais pas »
  • Le juste, c’est celui qui reconnaît qu’il manque souvent à la justice

! !

23 novembre 2017, 4:36

« Oui, j’ai vraiment péché »

Une bonne nouvelle, que je viens seulement d’apprendre par mon ami le père X. :
Nous n’aurons pas à dire: « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute ! »

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, il y avait un désaccord depuis plusieurs années entre, d’une part les Conférences épiscopales francophones, et d’autre part la « Congrégation pour le culte divin », concernant plusieurs phrases du nouveau missel officiel francophone (comportant notamment la nouvelle traduction du Notre Père): la mise en vigueur de celui-ci était donc bloquée depuis plusieurs années.

« Rome » (en la personne du Cardinal Sarah, préfet de la dite congrégation) exigeait que le missel francophone soit strictement fidèle à la version latine, considérée comme la référence. Cela conduisait notamment à abandonner l’actuel « Oui, j’ai vraiment péché » dans le Confiteor au début de la messe, pour revenir à l’antique « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute »..

Le Pape a tranché en septembre dernier, d’abord en réaffirmant l’autorité des conférences épiscopales, puis en « recadrant » explicitement le cardinal Sarah.

Voir ces articles de La Croix (pour abonnés seulement): un et deux.
Et la même information ici:

http://www.chemindamourverslepere.com/archive/2017/09/10/magnum-principium-motu-proprio-du-pape-sur-la-traduction-de-5978417.html

http://nsae.fr/2017/10/27/traductions-liturgiques-le-pape-desavoue-le-cardinal-sarah/

Ainsi que par exemple ce texte très critique contre le Pape:
http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/le-pape-corrige-le-cardinal-sarah.php

25 octobre 2017, 9:30

Deux Au-delà différents? Perplexité

Les NDE représentent pour moi une sorte d’esquisse de ce à quoi peut ressembler l’au-delà (voir l’excellent livre du Dr. Jourdan).

Et voilà qu’un livre sur les mediums, meilleur que ce que j’avais lu précédemment, « Le test », de Stéphane Allix (Albin Michel), me montre qu’il existe apparemment un aspect bien différent de l’au-delà ! D’où ma perplexité ! J’avais lu un article de Stéphane Allix qui ne m’avait pas convaincu. Puis la lecture du début gratuit du livre, sur Kindle, m’a donné envie d’en lire plus.

La première partie du livre raconte notamment l’histoire d’un medium qui a découvert peu à peu ses pouvoirs, dès son enfance. La façon dont c’est raconté par S.Allix rend la chose tout à fait croyable.

Et une séance de ce medium, en contact avec les amis et la famille décédés de l’auteur, sans que celui-ci ne prononce un seul mot (le medium avance en somme à l’aveugle !!) donne vraiment à penser.

Que sont ces ombres qui s’expriment de façon floue et allusive? Et par ailleurs que sont ces êtres, nombreux, que le medium – quittant son corps – a vu une fois, circulant au milieu des clients d’un supermarché?

Les sceptiques refuseront tout cela. De mon côté je suis impressionné, et je prends note !

L’au-delà est peut-être bien plus compliqué que les NDE ne le laissent penser ! !

Ah! One more thing !
Je me rends compte, à la réflexion, que j’avais écarté de mon esprit le dernier livre du Dr Charbonier, qui est devenu une sorte de gourou des contacts de type mediumniques. Son livre « La chose.. » m’avait laissé perplexe – j’avoue que je n’ai toujours pas compris/retenu ce qu’il appelle ainsi. Toujours est-il qu’il organise des séances de prise de conscience, bon pourquoi pas; il a toujours une image de Padre Pio, et c’est cela qui a fait « tilt » finalement ce midi. Ces gens de l’au-delà qu’il contacte, ou qu’il amène les gens à contacter, jouent le rôle d’anges. Je ne dis pas « sont des anges », pour ne pas en dire plus que ce qu’on peut cerner à ce stade.
Et ce serait cela, l’autre dimension de l’au-delà: non pas des gens qui sont dans un nuage de bonheur (NDE classique), mais des gens qui errent parmi nous, peut-être pour nous aider – ou pas. Et puis il y a aussi les NDE négatives, affreuses, à ne pas oublier.

Enfin…  Tout cela fait un au-delà!

 

7 avril 2017, 14:20

Pardonne-moi .. d’être moi ! ?

Le début de notre messe quotidienne est souvent marqué par l’insistance du prêtre à nous dire qu’il faut demander pardon parce que nous n’avons pas fait assez d’efforts…
Ce n’est pas ma conception de la spiritualité; ni non plus du péché et du pardon. Il ne s’agit pas d’abord de faire des efforts.

Je me constate pécheur – c’est à dire limité dans mon amour. Je sais aussi que je fais des péchés.
Mais surtout, et c’est beaucoup plus important, je souhaite entrer davantage dans l’amour du Seigneur. Je me reconnais « aimant peu »: non par une « absence d’efforts », mais parce que j’en suis là où j’en suis…

Comment progresser? Mais.. en se remettant entre les mains de Dieu ! On progressera beaucoup plus ainsi que par notre volonté.

Penser « volonté » (efforts), pour moi c’est un manque de confiance en l’amour du Seigneur qui ne demande qu’une chose, c’est que nous nous assouplissions, que nous nous détendions pour sentir de plus en plus finement des choix possibles, des envies nouvelles, des douleurs nouvelles dans les autres et en nous-même. Nous deviendrons doux (Je reconnais Seigneur, que je suis loin d’être doux – mais je sais que ce n’est pas par des efforts que je deviendrai plus doux: au contraire, c’est par le laisser-aller entre tes mains !! :-)

La spontanéité a un rôle essentiel, pour apprendre à se connaître: il s’agit d’être soi-même, dans l’amour.

Seigneur, montre-moi mon chemin d’amour ! Je me remets entre tes mains.

20 mars 2017, 6:11

Sacrement de confession…

Un prêtre raconte l’histoire suivante. Un homme, avant la messe, demande à se confesser; et il récite: « J’ai manqué au 7° commandement, deux fois; et au 3° commandement, une fois ». (Je ne sais plus si c’étaient ces commandements-là, dont je n’ai d’ailleurs pas vérifié ce qu’ils sont).

Si j’avais été le prêtre, j’aurais « repris la main », et demandé:
P – Comment vous appelez-vous? Quel est votre prénom?
– (Supposons) Antoine.
P – Antoine, est-ce que dans la semaine passée, vous avez montré de l’amour envers quelqu’un? Est-ce que vous avez aimé?
–  ….

P – Oui, est-ce que vous avez fait des actes d’amour?

– Je crois.

P – Bon ! Eh bien c’est cela qui intéresse le Seigneur !

P – Et maintenant, Antoine, tournons-nous vers le Seigneur: imaginez que vous êtes auprès de la croix, que Jésus est là, encore vivant. Est-ce que vous pouvez vous représenter cela?

– …

P – Parlez à Jésus, il est là! Essayez de lui dire quelques mots!

– Jésus, … (silence)

P -C’est bien ! Le Seigneur vous aime. Je vais vous donner l’absolution.

16 mars 2017, 11:14

A quoi sert un site web paroissial? (vieux billet)

(Je reproduis ici un ancien billet – avril 2006 –  du blog « Parler du web », que je souhaite modifier et j’avoue ne plus savoir comment faire! D’où le texte ci-dessous – Mais voir aussi – et peut-être d’abord, le texte sur mon site actuel). 

Des échanges de vues ont eu lieu récemment au sein de l’association de webmestres chrétiens Eklesia.net (aujourd’hui disparue) sur l’utilité ou non d’un site web pour une paroisse.

D’un côté il est clair que, si ce site n’a que des informations pratiquement invariables les membres de la communauté n’auront guère de raison d’y venir. Il serait intéressant d’ailleurs de savoir s’il existe des groupes locaux (non chrétiens), genre association ou autre, dont les membres se rencontrent physiquement et qui ont en plus un site web actif pour s’informer et discuter; ou bien si en quelque sorte les sites web servent surtout à relier des gens qui n’ont pas de liens par ailleurs!

Par contre un certain nombre d’objectifs demeurent pour un site paroissial:

– D’abord, pour les nouveaux arrivants dans la commune, leur permettre de disposer des informations minimum sur l’endroit où prendre contact, pour les catéchismes etc. Et de même, pour les non-pratiquants habituels qui veulent préparer un mariage, etc.

– Ensuite, si l’église est intéressante du point de vue artistique, donner ses heures d’ouverture, et proposer une réflexion associant culture et foi: il y a là un énorme travail possible, pour permettre aux pierres, vitraux, etc. de témoigner de la foi de ceux qui ont réalisé ces édifices!

– Et enfin, profiter de ce contact que les visiteurs occasionnels du site ont avec l’Eglise pour leur proposer des liens vers des sites où ils trouveront une pâture intellectuelle et spirituelle: Port Saint Nicolas, Cathonet, le Cybercuré, le Portail du mariage et du couple, la Maison Arc en Ciel, etc.

Une participante de cet échange ajoute: “Le site doit témoigner d’une communauté qui vit, avec des photos récentes”. Et surtout il doit y avoir “quelques lignes fraternelles et accueillantes quand il s’agit de ‘demander le baptême de son enfant’ ou ’se marier à l’Eglise’, et pas des pages qui commencent par ‘il faut impérativement contacter le curé un an avant la date prévue du mariage’ ou ‘ne peuvent se marier à l’Eglise que des personnes qui n’ont pas déjà été mariées religieusement’…

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Post scriptum: l’utilisation de ce billet (reproduction tel quel ou modifié) est libre et encouragée!

PS 2: – Voir un article complémentaire, “Dix questions avant de créer un site chrétien“ (WayBack archive)

– Voir aussi, sur le site “Choisis d’aimer”, le texte Sites web chrétiens: quelques réflexions

15 mars 2017, 14:41

« Nouvelles notes »

Je crée une nouvelle page, « Nouvelles notes« , qui a vocation à rassembler, par thème, des textes qui me semblent importants. Un peu le genre de textes que je mets sur Facebook.

Ce billet vise à permettre les commentaires, ci-dessous !

 

8 mars 2017, 10:39

Paroles des chants..

On le sait, il y a des chants qui, théologiquement, ne sont pas corrects, l’exemple le plus célèbre étant le « Minuit chrétiens » (« apaiser le courroux de Dieu »), que le cardinal Lustiger avait interdit dans son diocèse.

Hier à la messe deux chants m’ont paru, sinon erronés, et tout cas peu satisfaisants spirituellement.

L’un est un chant de Taizé (que je ne connaissais pas), qui affirme bravement, en espagnol, que celui qui suit la route de l’amour ne se fatigue pas, et « ne fatigue pas » (les autres je suppose). Voilà une vision bien optimiste ! Le chemin de l’amour me paraît au contraire comporter bien des fatigues. Et comme nous ne sommes pas parfaits, tout au long de ce chemin, nous devons aussi fatiguer les autres .. (et « fatiguer Dieu » aussi, si nous en sommes toujours dans la même situation qu’à l’époque d’Isaïe – 7,13 !).

L’autre, plus connu je pense, est: « Je suis trop petit pour faire de grandes choses.. » C’est de Thérèse de l’Enfant Jésus, et spirituellement on peut dire cela… mais en même temps Thérèse est la preuve du contraire!

Au contraire: parce que nous sommes petits, si nous sommes petitsDieu fera de grandes choses.

« Fais-moi découvrir combien je suis petit; fais moi devenir tout petit! Et tu pourras, Seigneur, faire de grandes choses! »

Tout cela est sous-entendu dans la pensée de Thérèse. Mais il ne faudrait pas que le chrétien déduise, de la formulation du chant, que de grandes choses ne se feront pas à travers lui.