21 novembre 2020, 17:26

Le judaïsme, comme « autre » du christianisme

Je retrouve, dans une coupure de journal que j’avais mise de côté, cette réflexion de Paul Ricoeur:
Le christianisme a la chance d’avoir eu, dès le commencement, son « autre »: étant planté sur une racine qui lui est antérieure, il ne monopolise pas sur lui-même toute la révélation divine. Cela permet au christianisme de mieux se comprendre et de ne pas saturer l’espace ouvert au divin.

4 octobre 2020, 13:24

Les hommes, et les femmes…

Autant je suis en désaccord avec la trop fameuse « écriture inclusive » – j’en dirai un mot en fin de texte, autant il me semble que l’on devrait plus souvent remplacer la simple mention des « hommes » par celle des « hommes et des femmes ».

Ainsi notre Évêque, dans un texte lançant une réflexion diocésaine (‘ »synode »), utilise l’expression (un peu bateau) « être attentif à la peine des hommes ». Cela m’a gêné: voilà bien un cas où il aurait été approprié de parler de la peine des hommes et des femmes Elles en ont largement leur part, non?

Pourquoi je suis contre l’écriture inclusive? D’autres l’ont dit mieux que moi; c’est remplacer la langue, et sa souplesse, par une algèbre de parenthèses qui est complètement artificielle. C’est détruire la langue.

28 septembre 2020, 19:04

Une relation d’amour avec Dieu

Cela pourrait être le titre d’un livre que j’écrirais… (mais j’en ai déjà au moins 3 en projet!).
Il s’agirait de témoigner qu’une relation vraie à Dieu peut exister; et qu’elle peut être une relation d’amour!

Car on peut craindre que cette façon de vivre sa foi ne soit pas générale; que certains chrétiens « croient » simplement que Dieu existe; que certains – ou les mêmes, vivent leur foi comme une relation formalisée, avec un être lointain.

Pour qu’on puisse parler de relation d’amour, il faut je pense avoir l’expérience des petits signes de Dieu. Et que la vie quotidienne soit une « vie en Dieu ». Avec un Dieu dont l’amour ne fait plus le moindre doute. Un Dieu avec qui on a tracé un chemin; et on a une vision claire de la façon d’être en face de Lui; en Lui.

Est-ce la même chose que la vie dans l’Esprit des charismatiques? Peut-être. Je n’ai pas encore assez l’expérience de cette vie là, bien que j’aie commencé à y entrer.
J’ai le sentiment que l’approche charismatique n’est qu’un aspect de ce dont je veux parler; de ce que je vis.
L’Esprit? Oui; mais c’est l’Esprit de Dieu. Un Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ; et qui, aussi, n’est pas « que » Jésus-Christ, bien que ce soit souvent à Lui que l’on peut se référer pour comprendre ce que c’est que de vivre en Dieu.

La « vraie vie en Dieu », comme dit Vassula Ryden.

28 septembre 2020, 13:34

Deux mini-homélies…

Deux phrases entendues aujourd’hui dans l’évangile, qui peuvent chacune conduire à une brève homélie.

Les disciples se demandent qui parmi eux est le plus grand (Lc 9,46-48). Et Jésus répond: « Le plus petit d’entre vous, c’est celui-là qui est le plus grand « .

Cela peut nous amener à bien des surprises, quand nous serons au ciel: combien de gens « ordinaires », dont Dieu nous montrera qu’ils ont été des merveilles d’amour.
Et autour de nous, sur ces bancs de l’église, ce frère, cette soeur: ne les jugeons pas ! Le plus humble, c’est le plus grand (Mt 18,4).

Quelques versets plus loin: « Il ne marche pas avec nous à ta suite! » (Lc 9;49-50). Et Jésus répond: « Qui n’est pas contre vous est pour vous!« 

J’ai pensé à appliquer cela à l’oecuménisme: Il y a des chrétiens qui « ne marchent pas à la suite du Pape » ;-) Ne les empêchez pas!

Ayons un oecuménisme fraternel !

6 septembre 2020, 7:33

Début de matinée…


Et me voici, Seigneur, en ce début de matinée si calme, face au monde.
Avec Toi. Dans la paix.

Comment vais-je, aujourd’hui, contribuer à ce que le monde monte vers Toi?


Merci à Toi, qui me donnes Ta vie, Ta paix.

3 septembre 2020, 19:21

Mieux servis…

L’Eglise catholique insiste régulièrement sur le fait que les divorcés (d’un mariage religieux..) remariés (non religieusement, évidemment) n’ont pas accès aux sacrements; ils ne peuvent pas communier.
(Je ne parle pas ici des « nullités de mariage », qui sont d’ailleurs parfois – souvent? – une sorte de farce, d’arrangement pas très clair).

Une amie me fait remarquer que les prêtres, « mariés à Dieu », n’ont pas la même exigence pour eux-mêmes: si un prêtre est « réduit à l’état laïc », il peut fort bien se marier religieusement – et peut communier le dimanche…

J’imagine Jésus parlant à ces pharisiens! Echouer dans le mariage, péché qui ne peut être pardonné? Ou du moins, qui vous interdit toute nouvelle vie de couple admise par l’église (y compris si tous les torts sont du côté du conjoint!). C’est fou, non?

Alors que pour eux-mêmes, les clercs n’ont pas cette exigence: ils ont échoué, et peuvent débuter une nouvelle vie…

La position des orthodoxes est beaucoup plus souple, je l’ai sûrement déjà écrit dans un billet: on a droit, je crois, à trois essais !

P.S.: L’article de Wikipedia donne un certain nombre d’arguments pour un changement de position de l’église.

25 août 2020, 19:34

« Qui peut agir sur qui.. »

Sur l’excellent blog de Philippe Silberzahn, et à propos de la différence entre le militant et le responsable politique, un lecteur signale en commentaire les remarquables réflexions de Laurent Mermet, sur l’intrication entre les divers aspects des problèmes écologiques etc.

Voir https://www.youtube.com/watch?v=P1JRYlrLxvw . Lire aussi, ou plutôt d’abord, la présentation de qui est Laurent Mermet ici . Et voir aussi les réponses de Laurent Mermet aux premiers commentaires sous sa vidéo.

Vu l’importance de ce genre de réflexions, j’ai créé une page sur mon site: « Liens importants » http://www.plestang.com/liens-importants.php . Il n’y a que cette vidéo pour l’instant dessus.

22 août 2020, 11:21

L’âne, le chien…

Dans le cadre d’une discussion, sur Facebook, entre chrétiens, une amie cite un texte de la sagesse bouddhiste:

Nous avons demandé à un sage: « Pourquoi ne ripostez-vous pas contre ceux qui se comportent mal avec vous? « 
Il a répondu avec le sourire:
« Quand un âne te bouscule, est-ce que tu le bouscules aussi?
« Quand tu voies un chien qui aboie, est-ce que tu aboies aussi? « 
Et le texte conclut:
« Seul le silence secoue les consciences! »

Il en est résulté une discussion: « Que vient faire ce texte bouddhiste sur un site chrétien? » – « Le silence n’est pas signe de sagesse mais de lâcheté.. » – « Considérer les autres comme des chiens, comme des animaux, ce n’est pas ce que le Christ nous demande… » Etc.

J’ai commenté pour ma part:
Cette discussion est intéressante. Notre réaction de chrétiens, face à quelqu’un qui est une sorte d’âne ou de chien, au sens de la maxime ci-dessus, sera différente selon les situations, et selon nos capacités et notre état intérieur. Mais avoir en tête l’aspect « terre à terre » de cette réflexion bouddhiste peut être utile dans certains cas!
Quant à la conclusion, « seul le silence.. » je ne la crois pas suffisante: il y a l’action (parfois un sourire!); et la prière.

11 juillet 2020, 17:57

L’erreur du sexe

Ce titre n’est évidemment pas clair. Voici ce dont il s’agit.
Je constate que, de plus en plus – notamment chez les jeunes mais pas seulement – la tendance est d’avoir facilement des relations sexuelles. De changer de partenaire si on n’est pas satisfait sexuellement.
Ce n’est pas nouveau, mais cela prend toute la société.

De donner en somme trop d’importance à la sexualité; de vivre en couple sur la base de cette dimension.

Alors que la richesse d’un couple réussi, c’est d’abord une complémentarité affective et intellectuelle construite, à partir d’éléments de départ communs; du moins quand on a suffisamment de personnalité et de recul pour comprendre qu’il s’agit de construire sa vie.

Le christianisme l’explique bien: il s’agit de grandir dans l’amour. Amour au sens relation humaine réussie.
Et notamment de ne pas considérer le sexe comme un début dans la relation ni comme l’essentiel, mais comme une confirmation de l’engagement à être unis. A ne plus être deux, mais :
. Une cellule sociale stable
. Le cadre où l’enfant pourra se développer.

Certes je décris ici un idéal. Mais c’est un idéal vers lequel on peut monter; que l’on croie en Dieu ou pas.

30 juin 2020, 19:58

Fondation sur la falaise…

Clin d’oeil à Miyazaki, pour parler de la série des livres « Fondation » d’Asimov…
Il est rare que je parle de livres dans mes blogs. La sortie prochaine d’une série de films adaptant ces livres m’a conduit à les relire.
Il y a trois livres de base, mais, comme pour les Mousquetaires, il ne faut pas oublier le quatrième (et le cinquième); plus « Prélude à Fondation ».

J’ai relu les trois livres de base rapidement. Comme le dit un commentaire sur Amazon.com, les livres ont un peu vieilli; on ne raconte plus les histoires comme cela. Certes, c’est bien le style propre à Asimov, et il a ses qualités, mais il paraît quand même un peu sec.

J’ai surtout aimé le quatrième tome, « Foundation’s edge », en français « Fondation foudroyée » – titre trompeur je trouve.
Sans doute – spoiler – est-ce surtout la grande scène finale que j’ai apprécié; plus les sous entendus des chapitres conclusifs !

Mais rendre cela au cinéma ? Déjà que les concepts derrière la « Seconde fondation » sont subtils, le niveau atteint à la fin est supérieur.

On verra…

PS: Je lis, dans l’introduction au 5° tome, rédigée par Asimov, que les trois premiers tomes n’avaient guère eu de succès à leur sortie (1951-1953). Mais en 1966 ils furent désignés comme « La meilleure série de tous les temps ». Puis c’est en 1982 que le 4° tome fut écrit… et apparut aussitôt, pendant 25 semaines, sur la liste des best sellers!

28 juin 2020, 12:42

Avant-messe…

Ayant eu encore récemment des responsabilités dans la paroisse, je me rends compte, en ces dimanches de fin de confinement COVID-19, que pendant dans mon premier quart d’heure dans l’église – avant le début de la messe et pendant son début – je suis tendu, préoccupé par des détails que je remarque et sur lesquels j’aimerais pouvoir intervenir…
Et c’est parfois seulement vers la fin de la messe, après la communion, que je trouve une véritable attitude spirituelle intérieure…
C’est aussi, bien-sûr, que tout le monde parle plus ou moins de tous les côtés.

Je me suis dit: pourquoi n’y aurait-il pas, pendant les dix minutes qui précèdent le début de la messe, déjà une sorte de prière douce dans l’église, s’imposant sans s’imposer…

J’invente un exemple: une personne est à genoux sur la première marche du choeur, et reste là sans bouger, tandis qu’une musique douce crée une ambiance dans l’église.
Ou bien quelqu’un de bien visible, assis, joue doucement de la guitare.
Cela pourrait contribuer à ce que celles et ceux qui « s’agitent », à juste titre, à ce moment là (derniers préparatifs de l’autel, concertation entre chanteurs et lecteurs etc.) le fassent discrètement, dans une ambiance de recueillement.

Une autre solution à laquelle j’ai pensé est un chapelet très doux, discret, et lent.. Mais j’attends toujours de trouver une église où on dit (et non pas « récite ») le chapelet très lentement. Et en la circonstance presque à voix basse… !

Voilà, ce sont juste des idées.

25 mai 2020, 12:42

« Les membres d’un seul corps » !

Très bel exposé de dix minutes du Père Etienne Vetö, qui est aussi notre ami.

Etre en communion, pardonner, écouter, servir !
Vivre dans l’Esprit !

Très juste, et très fort!
Une belle description de la vie spirituelle !

https://www.youtube.com/watch?v=mcxwsf3RUzY

7 mai 2020, 16:08

Chemins

J’ai deux amis, ou relations, qui ont travaillé ensemble autrefois, et qui maintenant sont comme chien et chat: chacun cherche l’autre et critique.

C’est assez pénible, et la tentation vient de se demander, à telle ou telle occasion: « Lequel a raison? »
Mais non; d’abord ce n’est pas ton problème; et ensuite ce n’est pas ainsi que le problème se pose. Ils sont chrétiens (eh oui), et chacun a ses centres d’intérêt, ses perspectives.

Je vois leurs chemins vers l’au-delà un peu comme le schéma suivant:

Bonne route !

4 mai 2020, 7:43

Où est-il, Dieu?

Où est Dieu, quand nous sommes dans le malheur? « Où est-il, ton Dieu? », demanderont les non chrétiens. Dieu agit-il?

Nous sommes en fait toujours devant la croix. Ou sur la croix, pour ceux qui souffrent.

Jésus n’apporte pas des réponses faciles. Et la réponse ne vient que dans la foi, c’est à dire quand on a mis toute sa foi en Lui; qu’on a compris qu’il est vraiment celui qui montre le chemin de la vie.

La réponse de Dieu, ce sont ses témoins sur la terre: Soeur Emmanuelle avec les chiffonniers du Caire; Guy Gilbert avec ses loubards; l’abbé Pierre.

Une chose qu’il faut admettre – et cela devrait être plus facile maintenant avec toutes les « expériences aux frontières de la mort » – c’est que l’existence continue après la mort.
Si on admet vraiment cela; si on comprend que Jésus est vraiment ressuscité; et si on ne voit pas l’au-delà comme un lieu de « récompense », mais comme un lieu où la vie continue, on a déjà une vision plus large.

Et c’est en entrant nous-mêmes dès à présent, jour après jour, dans la vie avec Dieu, que l’on commence à comprendre que Dieu peut avoir un plan sur le monde, même s’il nous dépasse.

8 avril 2020, 9:52

« … au service de la relation entre Dieu et le monde »

« L’Église est au service de la relation entre Dieu et le monde. Son centre de gravité n’est pas en elle-même mais dans cette relation qui lui est extérieure » , explique le dominicain Jean Druel dans son livre « Les métamorphoses du pélican – les tourments spirituels d’adultes » (Cerf).

« »Elle doit se décentrer d’elle-même, et, plutôt que de chercher à grandir, se mettre le mieux possible au service de cette conversation entre Dieu et le monde. »

Pas mal !
(Je n’ai pas lu le livre, qui est un roman !)

23 mars 2020, 15:22

« … apôtre aux Éphésiens »

La fiche « Proclamer la Parole » que je propose sur la page « Liturgie » de mon site (et que j’ai reprise aussi dans mon livre sur « La messe »), ne peut pas entrer dans tous les détails..
En voici un qui m’a frappé, puisque c’était pendant la messe du dimanche à la télévision, hier sur Antenne 2. La lectrice a débuté la 2° lecture en disant:

« Lecture de la lettre de Saint Paul,
apôtre aux Éphésiens »

Ma mise en ligne montre bien l’erreur faite dans la diction! La pause était à faire après « apôtre » et non après « Paul »…

18 mars 2020, 18:07

Féministe?

Suis-je, au moins dans le cas dont je vais parler, plus féministe que les féministes?
Un texte qui vient d’être diffusé par la Conférence des Évêques de France évoque l’Annonciation, dans une semaine, et parle de Marie:
« L’Annonciation eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie ».

Vrai bien-sûr: mais pour moi, Marie est une jeune femme ! A qui Dieu donne de sacrées responsabilités !!

Ah, c’est vrai que l’Église insiste toujours sur sa virginité…

Marie, je t’aime.

10 mars 2020, 16:37

Un petit lien…

Ce matin, au supermarché de la station où nous sommes en vacances, beaucoup de monde, comme souvent. Je croise un homme, assez jeune (45 ans?), dont le visage et la façon d’être me marquent. On se regarde, sans plus.
Un petit rien… Puis, à la caisse, nous arrivons, ma femme et moi, en même temps que lui et sa femme. Il nous laisse passer. Je lui dis merci.

Nous ne nous reverrons peut-être jamais – encore que, malgré la foule, j’ai l’expérience que dans cette station on retombe parfois sur les mêmes personnes; plus facilement l’été il est vrai.

Cet après midi je repense à lui, et je me dis que ce que je peux faire, c’est tout simplement prier pour lui, et pour sa femme.
Prier, c’est alors me tourner vers le Seigneur, sourire intérieurement, et avec mon coeur porter ce couple vers Lui.

7 mars 2020, 6:51

« Interviens favorablement … » (?)

En cette période d’épidémie du « Coronavirus », je lis dans un journal qu’une messe solennelle sera célébrée dans un diocèse pour « supplier Notre-Dame d’intervenir favorablement pour l’arrêt de l’épidémie ».

L’idée sous-jacente est qu’il faut supplier Dieu – ou Marie – pour qu’ils interviennent… Et il me revient cette phrase du prophète Joël (2,13): « Déchirez vos coeurs, et non pas vos vêtements ».

Ce n’est pas Marie qu’il faudrait faire changer d’idée…

Dieu, Jésus – et Marie – sont toujours là.
Nous, nous avons un long chemin de progrès spirituel à faire pour être entièrement remis entre les mains de l’amour. Pour vivre chaque événement comme une occasion de monter dans l’amour.
Par l’action comme par la vie intérieure: nos pensées, nos priorités; notre prière.

Prions pour être des instruments de l’amour de Dieu. Vivons « en Dieu ».

5 mars 2020, 17:57

Monachisme, présence de Dieu, Réforme

Un échange récent sur Internet m’amène à me demander quel sens – ou absence de sens – les protestants donnent à la vie monastique, et notamment à sa forme la plus « dure »: trappistes, ermites etc.
Des formes de vie monastique ont réapparu chez les réformés dès le 19° siècle, mais je m’interroge sur l’idée que Luther et autres avaient de cette forme de prière et de relation à Dieu, qu’ils ont précisément abandonnée. Je lis dans un texte qu’elle était considérée comme « trop loin du monde »…

Si je me place de mon point de vue, catholique extrêmement convaincu de la présence de Dieu, je comprends la vie monastique comme une vie intense de relation à Dieu. Une vie de prière « utile », puisque tel était un des aspects du débat sur Internet.

Si Dieu est présent, très présent, alors une vie directement tournée vers lui est une des plus belles choses qui soit; une des plus profitables à l’humanité, aussi.

Mais si c’est au final « chacun pour soi », et s’il n’y a pas de saints, la vision du monde est bien différente.