11 octobre 2021, 13:58

Eléments de la messe

Extraits d’un livre de Philippe Béguerie « Pour vivre l’eucharistie », pp. 176-177

(Cliquer pour mieux voir chaque image).

27 septembre 2021, 17:49

Prière, mouvements du coeur

Il m’est venu à l’idée, cet été, quand je veux prier pour quelqu’un, de prier beaucoup plus lentement.
En fait, syllabe par syllabe, « d’envoyer » en quelque sorte ma prière à la personne pour qui je prie.

Par exemple, si j’utilise le « Je vous salue Marie », de m’arrêter sur chaque syllabe ou chaque mot, et de simuler intérieurement un mouvement vers la personne (même si elle est à des kilomètres -… ou si elle est morte !)
« Je » – « Vous » – « Salue » – « Marie » … Ou bien de bouger légèrement le pouce, en rythme, les mains en prière.

Cela permet de prier beaucoup plus lentement ! De penser vraiment à la personne.
Au fond, c’est presque comme si j’avais la main sur son épaule, ou sur sa main.

Et puis j’ai pensé à mon coeur: au fond, les battements du coeur c’est un peu cela; alors je dirige mes battements du coeur vers la personne !

Et je prie beaucoup plus lentement; beaucoup mieux me semble-t-il.

23 août 2021, 7:39

Occident-Orient: le concile de Florence (1439)

Un événement peu connu dans les relations entre l’église de Rome et les orthodoxes est la rencontre de Florence, où l’unité aurait bien pu se re-faire !
Marie-Hélène Congourdeau en donne une présentation détaillée et très claire:
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00672233/document

29 juillet 2021, 18:05

Deux livres bien différents

Une universitaire juive américaine Amy-Jill Levine a écrit un livre intéressant sur les évangiles: « Short stories by Jesus » (disponible notamment chez Amazon): une belle réflexion, classique d’un certain point de vue, sur un certain nombre de scènes des évangiles et la façon dont les évangélistes les rapportent.

Dans un genre très différent, je note le livre de Max Huot de Longchamp « L’expérience mystique ou l’irruption de Dieu en l’homme »…

24 juillet 2021, 19:27

Du Mac en général, et des raccourcis-clavier en particulier…

Mon MacBook commençait à donner des signes dangereux de vieillesse. Je viens donc après 6 ans et non sans beaucoup d’hésitations, de le remplacer par un nouveau. Outre le fait que beaucoup de mes « petites applications » spécifiques ne fonctionnent plus, je découvre que l’application qui me servait à créer de nombreux raccourcis-clavier – par exemple pour lancer des applications (ainsi « Ctrl-G » pour lancer Google) n’est plus mise à jour.
Même Apple, dans son intéressant dossier – à lire! – sur les innombrables raccourcis qui existent, semble dire que non, les raccourcis pour lancer par exemple des applications, n’existent pas.

Sur un forum spécialisé, les partisans s’en désolent. Il y en un tout de même, à la fin qui sans insister, signale plusieurs applications (américaines?) qui remplissent plus ou moins ce vide.

Je les liste ici pour en garder trace: Quicksilver, Maestro, Spark3 et Aptivate…
J’essaie Aptivate… Impeccable ! Ultra simple à utiliser

10 mai 2021, 14:09

Oreille, oreille…

On me disait parfois que j’ai « l’oreille absolue ». Je n’en croyais rien, et d’ailleurs j’ai recherché sur Internet ce dont il s’agit: quelqu’un qui peut dire que les 3 notes qui viennent d’être jouées sont, par exemple, ré dièze, sol et si…

Donc je n’ai – évidemment – pas l’oreille absolue.
Mais, sachant que j’allais devoir entonner, à la messe, un refrain de psaume (sur la note « fa ») sans l’aide d’un petit clavier musical, j’ai fait un test. J’ai cherché intérieurement quelle est la note du diapason, et j’ai chanté – en moi ou doucement – « la.. ». Puis je suis descendu de deux notes, j’ai chanté « fa »…

Et j’ai pris mon clavier, et joué le Fa: Bingo ! C’était bon.

Depuis, je refais de temps en temps des essais, et c’est en général bon (une fois, un écart d’un ton quand même).

J’en reste encore tout surpris.

23 avril 2021, 19:56

Agir, ou accueillir Jésus

Pour continuer le billet précédent:
Il ne s’agit pas de faire des efforts pour « agir bien », mais
de s’ouvrir à Jésus, d’accueillir l’Esprit, qui peuvent nous changer afin d’être bien.

23 avril 2021, 17:39

C’est quoi, votre christianisme?

Je sors d’un enterrement: une paroissienne amie, très active dans de nombreuses associations.
Je me la représente volontiers au ciel. Je lui parle.

Majorité de non croyants dans l’assistance; dont sa famille, fort nombreuse.

Le prêtre qui préside explique que si elle a fait tout ce qu’elle a fait, c’est parce qu’elle voyait Jésus en chaque personne… Et que maintenant elle a bien mérité son repos (ou quelque chose de ce genre).

Désolé, ce n’est pas du tout ma vision des choses:
– C’est parce qu’on aime les gens que l’on agit. L’amour rayonne: le chrétien doit répandre l’amour. Ce n’est pas Jésus que je vois en Tartempion; c’est Tartempion que j’aime, tel qu’il est. Avec l’aide de Jésus, qui met son amour en moi.
– Repos après la mort? Qu’est-ce qu’il en sait le bougre? Pour moi la terre est une étape, et après la mort, les travaux continuent !

Il semble que ce prêtre, et beaucoup de chrétiens, voient en quelque sorte l’au-delà comme une fin, comme une « distribution des prix »: gagner le paradis.

Disons que c’est infantile. (Désolé).

14 avril 2021, 12:54

Danse d’amour

Depuis quelques semaines, c’est un nouveau prêtre qui célèbre la messe, là où nous allons à midi.

Rapidement j’ai remarqué avec quel soin il disposait les différents objets sur l’autel: patène, calice, pale etc.
Et aujourd’hui j’ai eu vraiment l’impression… qu’il était en train d’accueillir quelqu’un: de disposer les objets avec amour, pour que ce quelqu’un soit bien chez lui: « Voilà, je mets ceci là pour toi; et cela à côté, etc.

Une sorte de danse; car dès le début j’avais remarqué ses mouvements de pieds.

Une danse d’amour; des prévenances d’amoureux: pour accueillir, à la consécration, notre Maître et Seigneur.

13 mars 2021, 20:07

Par quelle lettre commencent son prénom et son nom?

Ce billet est d’un genre différent des habituels.

Voulant retenir le prénom et le nom de quelqu’un, je me suis dit: c’est facile, son prénom commence par A et son nom par C..
Facile? Voire ! Car je l’ai recherché sans le trouver, jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’appelait AUguste CHemineau ! (Enfin, quelque chose dans ce genre). Ce n’est pas un « A », et ce n’est pas un « C » habituel…

Alors je me suis dit: il me faut un tableau, pas trop compliqué, avec les variantes de son des lettres initiales. Et cela donne à peu près ceci (avec des trucs mnémotechniques):

A ai an au (mnémonique « A est en haut »)
Ca Ce ch
Eu é en …
Ga ou gé
I ou In
O ou On
P ou Ph

Apparemment c’est tout!

Autre approche (7 avril):

N’essayer de retenir que la première syllabe: « le Père Ma », etc.
Si la première syllabe est « une voyelle », ajouter quelque chose derrière:
« Alain » donne « AL » etc.

Et pour les cas difficiles, genre Au ou Ch, retenir par exemple:
Au-A (un « son O » qui commence par A)
Ph-Pé …

22 février 2021, 13:17

J’aime le Premier Testament

En lisant le remarquable article de Wikipedia sur Simone Weil, j’ai admiré ses réflexions sur la science, et sur la philosophie moderne, ainsi que son parcours spirituel. J’ai été, aussi, impressionné par sa vie, faite d’engagements très forts.

Par contre j’ai été, dans un premier temps, surpris par son attitude très négative par rapport au Premier Testament, et donc au peuple juif ancien.

Comme si il y avait deux « Dieu », et que le christianisme supprimait tout ce qui l’a précédé!

Je suis au contraire, comme beaucoup de chrétiens, constamment entouré par les psaumes et le reste de la Bible; et je vois l’histoire d’Israël comme une longue montée, qui n’est peut-être pas finie.

Jésus aimait son peuple. Je dirais qu’il est venu partager ses souffrances, et lui montrer la suite du chemin . Seuls certains l’ont compris et cela n’a rien d’étonnant.
Oui, quand je relis l’histoire du peuple juif, j’y vois notre itinéraire à chacun, notre montée vers plus d’amour.

24 janvier 2021, 9:41

Une minute de prière

Ce matin, avant de me lancer dans les activités que j’ai en projet, je prie un peu.
Ce que je vais décrire n’est pas une méthode élaborée, pour personnes avancées dans la prière: c’est une approche toute bête; presque honteuse…

Je m’assieds dans mon fauteuil.
Il y a, sur un meuble en face de moi, un réveil, avec une aiguille des secondes.
Je décide que je vais rester dans le fauteuil environ une minute; par exemple jusqu’à ce que l’aiguille des secondes ait fait un tour… Et rien d’autre.

Je dis certes au Seigneur que je me sais face à lui; et c’est tout. Mon esprit « se repose ». Après une minute, j’ai en général envie de continuer; et donc je reste là – j’allais dire « patiemment » – jusqu’à ce qu’une minute ait tourné.
Et souvent encore une minute…

Mais passons à ce qui avait, ce matin, déclenché ma décision de prier un peu; et c’est peut-être un peu honteux aussi, cela:

J’ai pensé que j’allais rencontrer aujourd’hui diverses personnes, dont certaines dont j’ai tendance à critiquer intérieurement certains aspects… Et j’ai repensé à ce que nous a conseillé un prêtre hier: penser aux autres avec amour.

Voilà donc ce que je m’efforce de faire aussi ce matin, en me préparant à ma journée.

28 décembre 2020, 14:54

Respirer (inspirer)… par la bouche?

… ou par le nez?

Lors d’une formation pour des animateurs de chant, dans ma paroisse, le formateur, et la plupart des participants, inspiraient par la bouche…

Pour ma part j’inspire par le nez lorsque j’anime les chants (et le reste du temps aussi, y compris pour de brèves courses à pied). J’avoue ne pas me rappeler comment je respirais lorsque je faisais, beaucoup plus jeune, des compétitions de 400 mètres ou de 800 mètres. Mais ce qui est probable, c’est que quand je jouais de la flûte traversière, j’inspirais en général par le nez.

Les articles que j’ai consultés sur Internet aujourd’hui, concernant le chant, présentent des points de vue divers. Pour les uns il est évident qu’on inspire par la bouche… Pour d’autres c’est le contraire!

Cet article est assez catégorique dans le sens d’une respiration par le nez: d’une part dans son texte initial « Comment respirer », où l’affirmation est répétée trois fois; et d’autre part dans les commentaires, assez bas, en réponse à « Parot », qui dit « Essayez de chanter en respirant par le nez… Moi je n’ai jamais vu personne le réussir.  » L’auteur de l’article répond:

« Je t’assure que le système de respiration naturel est d’inspirer par le nez et d’expirer par la bouche..!!
Ceux qui inspirent uniquement par la bouche ont tout simplement prise une mauvaise habitude respiratoire… »

Me voilà rassuré ! :-)

23 décembre 2020, 13:59

Les trois petits signes de croix: belle prière

A la messe, avant l’évangile, les participants tracent trois petits signes de croix: sur le front, sur la bouche, et sur le coeur.

Il m’est venu aujourd’hui à l’idée qu’il s’agit-là d’une prière essentielle, que l’on peut répéter au long de la journée, lorsque le contexte y invite, et en traçant les croix correspondantes:

– « Seigneur, mets ton amour dans mes pensées »
– « Seigneur, mets ton amour dans mes paroles »
– « Seigneur, mets ton amour dans mon coeur! »

Quoi de plus simple?

21 décembre 2020, 20:03

Le Christianisme en 3 lignes…

Au lieu de mettre en avant des idées comme celle de « sauveur » et de « péché »:
1- Jésus est venu nous montrer ce que c’est que l’amour;
2 – Il s’agit d’aimer: c’est cela qui nous transforme et transforme le monde;
3 – Jésus nous a montré comment apprendre à aimer; comment entrer progressivement dans l’amour.

Tout est dit. La révélation de l’amour avait besoin de 2000 ans de préparation, au sein du peuple juif.

On peut juste ajouter un quatrième point: l’existence continue après la mort!

21 décembre 2020, 11:18

Prier pour ceux que je n’aime pas assez…

Un livre étonnant, « L’explorateur de l’au-delà », que je mentionne dans « Le Fait Jésus » page 85, présente notre progrès dans l’au-delà comme dépendant entièrement de l’amour que nous avons pour les autres; pour tous les autres.

Et je dois reconnaître qu’en ce moment, sur terre, je suis loin du compte. Mon coeur est bien loin d’avoir, qu’il s’agisse de personnes vivantes ou de personnes que j’ai connues, une attitude complète d’amour.

Il s’agit d’une part de prier pour eux avec amour (tourner mes pensées avec amour vers eux et vers Dieu), ce qui déjà change mon coeur. Il s’agit aussi de modifier mes pensées – c’est possible!

En somme, si on suit ce livre, ce n’est pas « en arrivant dans l’au-delà » que nous deviendrons d’un seul coup capables d’aimer. Le purgatoire, c’est peut-être cela: poursuivre dans l’au-delà notre purification.

Mais comment apprendre à aimer? Comment changer? En le demandant régulièrement à Dieu dans notre prière. En notant nos fautes contre l’amour (nos péchés), et en nous confessant.

Purifie mon coeur, Seigneur ! Fais-moi repérer, au long de ma journée, tous mes manques d’amour.
Et fais-moi me jeter dans tes bras, comme la petite Thérèse.

——

Précisons, pour finir, que le livre dont je parle est … un récit fait par un médium. En 1896 ! Gros livre, qu’on aime ou qu’on n’aime pas; que l’on rejette éventuellement parce qu’on « ne croit pas aux mediums »…

20 décembre 2020, 13:55

Le couple (chrétien), à l’image de Dieu

L’amour « simplement humain » est une très belle chose. Un homme et une femme sont attirés l’un vers l’autre, et au bout de quelque temps décident de vivre ensemble. Il y a là une grande richesse, une attention à l’autre (en général); un projet de bonheur.

Ce que Dieu propose, par l’amour tel que les chrétiens essaient de le mettre en pratique, va beaucoup plus loin. Il ne s’agit plus seulement d’un amour spontané, d’une attirance; mais, à partir de cette attirance, de construire un amour montant vers l’infini: aimer comme Jésus a aimé; comme Dieu nous le propose. Vivre cela dans la vie de tous les jours, certes, en aimant ceux qui nous entourent ou que nous rencontrons; mais appliquer cela beaucoup plus profondément dans la vie de couple.

C’est une voie de sainteté. Une voie de témoignage. C’est le mariage tel que l’Église le comprend – même si elle va parfois trop dans le détail dans ce qu’elle considère comme obligatoire ou interdit pour un couple (« péché »).

18 décembre 2020, 14:17

La paix dans le coeur des justes

Nous lisions avec une amie les textes de la messe d’aujourd’hui (notamment Jérémie 23,5-8), et elle s’interrogeait: On dit toujours que Dieu, que Jésus, apporte la paix, mais elle n’est pas là.

Il faut demander: « la paix, où? » ai-je alors dit. « Et la réponse, c’est: dans le coeur des justes ».

Dieu propose la paix, non pas pour le monde, mais pour le coeur des justes: ils apprennent à vivre dans la paix intérieure, quels que soient les événements.

 » .. et la paix, qui surpasse tout ce que l’on peut concevoir, habitera dans vos coeurs (Philippiens 4,7).

15 décembre 2020, 17:50

Deux petits textes de Raymond Brown

Raymond Brown, bibliste américain très connu et maintenant décédé, n’a pas hésité à écrire, dans certains de ses livres, des affirmations audacieuses (courageuses?).
C’est dans « L’Eglise héritée des apôtres », un classique très utile.
Voici ce qu’il écrit (dans les pp.66 à 69):

N’être pas d’accord avec l’enseignement officiel (de l’Eglise) peut certes être le fait de faux docteurs auxquels on doit s’opposer. Cela peut être aussi la marque d’esprits constructifs dont les idées, surprenantes au premier abord, sont de nature à faire percevoir plus clairement aux docteurs officiels, avec l’aide du Saint Esprit, ce qui a réellement été confié en dépôt .

Et plus loin:

Toute parole employée au sujet de Dieu sur cette terre, parole biblique comprise qui est uniquement « de Dieu », n’est qu’un témoin partiel et limité de la vérité.

Voir aussi le livre « Critical meaning » du même auteur.


12 décembre 2020, 5:15

« Livres audio »

Ci-dessous deux liens vers des sites proposant des livres audio. Je pensais personnellement aux aveugles, mais pour ceux-ci il y a aussi tous les livres électroniques, qu’un logiciel spécialisé transforme en Braille.

https://lesbibliothequessonores.org/
(On y trouve par exemple 5 livres de Comte-Sponville)

et

http://www.litteratureaudio.com/
(Ce deuxième plus orienté sur le classique).