Archive pour la catégorie ‘Non classé’

SIDA et préservatif: dès 1989, l’église de France?

Dimanche 12 mai 2013

Je lis dans le livre d’Henri Tincq sur le cardinal Lustiger que dès 1989 l’église de France avait pris position pour l’utilisation du préservatif par les couples dont l’un des membres a le SIDA. Et que cela a été renforcé en 1996, la conférence des évêques de France écrivant que le préservatif est « nécessaire » pour éviter d’être infecté « ou d’infecter un partenaire » !

Henri Tincq ajoute en note que Benoît XVI a « ratifié, en novembre 2010, ce point de vue (..) dans le livre Lumière du monde. »

Je me rappelle la polémique qui a accompagné le voyage de Benoît XVI en Afrique en mars 2009 ! A l’époque il ne me semble pas que l’on ait tellement rappelé la position officielle des évêques de France…

Le pape François… pas « 1er »

Dimanche 12 mai 2013

Je viens seulement de comprendre pourquoi le pape François n’a pas voulu qu’on le désigne comme étant « François 1er »…
C’est tout simplement parce qu’il ne veut pas être un souverain…Ce sont les rois et empereurs pour lesquels on ajoute un chiffre. Pas les simples évêques… (pas de « Jean-Marie 1er » ou de « André 1er » à Paris!)

Oui, pas les simples évêques… Même s’il s’agit de l’évêque de Rome.

Il se veut simplement en charge de l’unité. Et ne se fait sans doute pas appeler « souverain pontife »?

Nous créons (largement) notre environnement

Mardi 7 mai 2013

En lisant le début d’un livre assez étrange (« Ho’oponopono » – c’est un mot Hawaïien), j’ai pris conscience que nos « petits choix » de chaque instant influent assez nettement sur notre relation avec les personnes présentes.

Ce livre (Editions Jouvence), que je n’ai pas pu continuer tant les affirmations qu’il contient me paraissent fausses/ridicules (ou, disons: exprimées avec un vocabulaire complètement délirant, de mon point de vue), contient cependant dès le début une proposition d’action assez intéressante.

Elle consiste (je résume), face à toute personne, à penser: « Désolé, pardon, merci, je t’aime ». Les auteurs appellent plus ou moins cela « guérir nos mémoires ». En tout cas cela peut nettement améliorer la relation.

Je me suis rendu compte qu’en répétant intérieurement cette espèce de « mantra », on peut faire des choix différents dans les paroles que l’on dit ou non, dans les regards, voire dans les gestes.

Les auteurs disent (et c’est là une conception que je ne peux pas accepter) que « la réalité physique est une création de mes pensées » ! Rien que cela! Mais il est vrai que on peut largement, à chaque instant, influer sur notre relation à ceux qui nous entourent en ayant cette attitude de demande de pardon (= de changement intérieur personnel)

Et j’ai pensé à telle ou telle personne avec qui j’ai des relations assez difficiles, à mon avis « de leur « faute » (alors que pourtant je connais des gens qui arrivent à avoir des relations apaisées avec eux…). Donc ce « mantra » est sûrement à pratiquer. Cela va dans le même sens que le « rire de clotilde » que j’évoque ailleurs sur mon site. Les domaines d’application sont sans doute complémentaires.

Il y a peut-être d’autres idées intéressantes plus loin dans le livre; je ne sais si je choisirai un jour d’en continuer la lecture…

Reprise de ce blog, comme « journal » sommaire

Dimanche 5 mai 2013

Journal « sommaire », c’est à dire sans beaucoup d’explications. Un peu un « super twitter », un peu plus détaillé.

Je jette un coup d’oeil au début d’un livre « Ho’oponopono » de Bodin et Hurtado-Graciet.

(quoi qu’on pense des théories « quantiques ».. ? ?
L’idée de surveiller ses pensées, pas nouvelle, reste très efficace.

Si au lieu de me préoccuper de ce que les autres penseront, je me centre sur les pensées que j’ai, cela peut être un progrès.

- Puis dans la lecture je vois l’histoire du psy qui a guéri tous les malades simplement en « pensant »: « Désolé, pardon, merci, je t’aime », c’est (si c’est vrai) assez intéressant. Et je peux l’appliquer à des personnes avec qui j’ai du mal. Et même à un tweet que je n’aurais pas dû envoyer, car sous apparence d’amour il était une façon de critiquer quelqu’un d’autre…

6 mai – Il me semble que ce que ne font pas, en tout cas directement, ce genre de livres, c’est de nous proposer d’élargir notre vision à une communauté d’amour globale.
Et puis ce qui est le centre de ma démarche chrétienne, c’est de me laisser guider par l’Esprit. L’Esprit agit en moi et sur les événements.

Pour info: tout est rentré dans l’ordre (accents)

Jeudi 19 janvier 2012

Voilà, tout est rentré dans l’ordre. J’arrête quand même ce blog, mais j’écris ce billet pour expliquer comment la panne concernant les accents a disparu (voir billets précédents).
Je pensais demander conseil sur l’excellent forum http://www.wordpress-fr.net/support/ , et ce forum, avant que je n’explique mon problème, m’a demandé de décrire en détail ma configuration: thème utilisé, extensions utilisées, etc.
Il m’est venu à l’idée de désactiver toutes les extensions.. et Bingo! La panne a disparu!
Cela ressemble à ce qu’il est conseillé de faire quand on a un problème d’ordinateur: d’éliminer le maximum de compléments installés, pour étudier la question sur une machine propre.
Eh bien voilà ! Bye bye quand même, « Au fil des heures ». Je ne chercherai même pas à savoir quelle était l’extension défectueuse. Si cela se trouve elles pourraient toutes être remises en place sans que le problème ne réapparaisse…

Guardini dit des bêtises…

Mercredi 18 janvier 2012

.. si du moins la citation très longue que je lis dans un commentaire sur le site de la CCBF est exacte!

// idem ceci est un brouillon ancien que je publie finalement //

Romano Guardini est un théologien qui a eu son heure de célébrité vers le milieu du XX° siècle. Mais voici ce qu’il écrit semble-t-il en substance:

- c’est la faute des hommes si Jésus a raté son incarnation : autrement dit, le christianisme aurait été beaucoup mieux si Jésus n’avait pas été crucifié
- Il écrit en somme: il n’y avait pas de « nécessité » à ce que Jésus meure sur la croix (qu’entend il par nécessité?)
- Il imagine que Jésus aurait pu créer un ilot de douceur dans notre monde

Il n’a pas l’air de comprendre le rôle central de la croix pour chaque chrétien (mourir pour vivre, c’est en mourant que l’on renait – ressuscite)
Inversement, àjuste titre, il ne se centre pas sur le fait isolé « sacrifice du christ », comme s’il avait eu un rôle magique.

Une blessure ne disparait pas en un jour

Mercredi 18 janvier 2012

// Dans cet article – et dans mes autres textes – il manque le rôle que peut jouer la prière: « Seigneur fais-moi trouver comment pardonner intérieurement à l’autre ». Et cela se trouve alors vite! //

Je retrouve ce vieux texte, que je n’avais pas publié a l’époque. Voilà qui est fait!

Un ami m’a demandé pardon la semaine dernière; il m’avait effectivement blessé par son comportement.
Une blessure, qu’elle soit physique ou morale, ne disparaît pas en un jour. Si j’évoque ce sujet, c’est parce que cela m’a amené à réfléchir d’une façon nouvelle sur un aspect du pardon: est-ce que dire « je te pardonne » aurait un sens pour moi, intérieurement?
Celui à qui on dit cette phrase se sent réconcilié, ce qui est important. Mais pour celui qui le dit, quel sens l’expression a-t-elle, dans sa psychologie intérieure? Le mal reçu s’est inscrit dans notre corps, et ne peut pas facilement en être effacé.
Jacques Salomé (voir la fin du texte en lien ci-dessous) propose – quand on le peut – de restituer à l’autre sa violence par un objet ou par un texte: « Ce que tu m’as dit/ce que tu as fait, ce sont tes mots/tes actes; je te les restitue »; on élimine ainsi symboliquement de son propre corps la violence reçue. Les textes de Salomé ne semblent pas évoquer l’expression « Je te pardonne ».
Je suis convaincu que dans trois mois et même avant (voir mon texte « Pour pardonner, donner« ), le temps aura fait son oeuvre et que l’incident ne sera plus du tout vivant dans mes nerfs et dans mes muscles; si à ce moment-là j’en reparle avec mon ami, je pourrai lui dire que cela n’a plus d’importance, que c’est vraiment du passé; mais je ne suis pas sûr que je lui dirai pour autant « je te pardonne »… Je n’aime employer que les expressions qui ont un sens pour moi.
Jésus nous a dit de pardonner; cela n’entraîne pas que dire que l’on pardonne soit toujours faisable, même pour de petites choses; ni toujours approprié. L’autre devra se contenter de nous avoir demandé pardon.
- Les mots peuvent avoir autant de poids que les actes: la parole nous crée humains, et définit la relation.

Probleme sur ce blog

Mercredi 18 janvier 2012

Les accents ne passent plus depuis hier… J’avais commence (« commenc? ») a rajouter des titres aux billets les plus anciens qui n’en avaient pas. Est-ce la cause? C’est le blog dans son ensemble qui est d?faillant (les menus de la partie administration remplacent, eux, les accents par des signes cabalistiques…)

Je risque donc d’abandonner ce blog, ce qui evitera la dualite qu’il y avait tous ces temps ci.

Rendez-vous sur http://www.plestang.com/blog !

 

essai ? l’attention de WPf

Mercredi 18 janvier 2012

Voici des accents: ? ? ?…

Par contre dans les commentaires ils passent bien!!

Et dans certaines pages de l’administration (M?dias>Biblioth?que) les titres sont correctement accentu?s!

Est-ce Dieu qui aime en nous?

Jeudi 5 janvier 2012

Un prêtre nous dit: « C’est Dieu qui aime en nous ». Et un peu plus tard: « Viens Seigneur, viens aimer en nous! »
Cela ne revient-il pas à nous nier nous-même? A ne pas pouvoir aimer? Pourtant nous aimons! Pas très bien, mais tout de même un peu! Jésus nous a demandé d’aimer; il n’a pas dit que ce serait l’Esprit qui aimerait en nous.
Il serait plus correct de dire que Dieu vient nous changer: nous diviniser, en « lavant ce qui est souillé », etc. (Viens Esprit Saint.. »). Nous sommes un peu comme dans une famille: des enfants qui font confiance à leur Père, qui grandissent et comprennent ce qu’ils lui doivent et ce qu’ils reçoivent de lui à chaque instant.
Et peu à peu, nous pouvons vivre en Lui. C’est toujours nous; et c’est Lui.
« Viens, Seigneur, nous apprendre ? aimer: mettre en nos coeurs ta force d’amour ».

Marie sauve son fils?

Mardi 3 janvier 2012

Encore une oraison qui pose problème aujourd’hui; et doublement:
« Tu as voulu que ton Fils naisse de la vierge bénie afin que son humanité ne soit pas soumise à la condamnation de notre race« .
Toujours l’idée qu’il y a eu aux débuts de l’humanité une « descente » à la suite de la faute d’Adam. On peut lire autrement l’histoire des hommes avec Dieu.
Et en outre le texte inverse les rôles de Marie et de Jésus: ce serait Marie dont la virginité sauverait Jésus du péché?
Texte assez peu orthodoxe, non?

Remercier; demander la paix intérieure

Dimanche 1 janvier 2012

Dimanche 1° janvier; je souhaite à tous les lecteurs de ce blog une année de paix: paix extérieure si possible; paix intérieure en tout cas, en Dieu.
Aujourd’hui à la messe le prêtre a commencé par proposer que nous rendions grâce pour l’année passée; idéalement il faudrait sans doute faire plutôt cela le 31 décembre. Et puis, avons-nous toujours matière à rendre grâce? Oui, je pense que chacun de nous, en cherchant, peut trouver matière à rendre grâce, dans la foi; mais pour certains cela peut être difficile.
Puis le prêtre a souhaité à chacun, pour l’année qui vient, la santé… Pourquoi pas, mais on sait bien que beaucoup auront d’une façon ou d’une autre des pépins de ce côté là; alors est-ce vraiment cela que les chrétiens peuvent se souhaiter?
Il me semble que ce que nous pouvons nous souhaiter, c’est de marcher sur le chemin que le Seigneur nous propose. Et cela s’exprime tout simplement en souhaitant à l’autre d’avoir en lui la paix intérieure.
A travers les ennuis, les difficultés peut-être graves que nous aurons, le mieux est d’arriver à garder la paix du coeur, par notre relation à Dieu.

« Pratique de la louange »

Lundi 26 décembre 2011

La puissance de la louange est pour moi une dimension essentielle de la vie spirituelle. Peut-être créerai-je dans quelque temps sur mon site une page « pratique de la louange »… Voici, en bref, quelques exemples de ce qu’elle pourrait contenir:
Echec d’un projet: Merci, Seigneur, de ce que ce projet que j’avais n’ait pas réussi; tu sais mieux que moi ce qui est bon, pour moi et pour ce que je voulais faire avec ce projet. Loué soit ton nom. »
Péché: Merci Seigneur: cette attitude que j’ai eue, cette erreur que j’ai faite, tu me les as montrées; je me découvre honteux et pécheur. Loué sois-tu de m’aider ainsi à découvrir mes manques d’amour. Que ton règne vienne. Que ton nom soit béni.
Personnes difficiles: Merci, Seigneur, pour ces personnes difficiles avec qui tu nous donnes d’avoir à vivre. Tu les aimes, tu les connais; donne-moi, donne-nous de les aimer profondément et de nous réjouir de les rencontrer.
Petit pépin technique: Merci Seigneur pour cette panne inattendue et gênante. Tout est entre tes mains; je te confie ma tension, mon mécontentement. Mets-en moi ton esprit de louange, de confiance, de joie!
Il ne suffit pas de dire ces paroles « sans y croire » ! Une pratique suffisamment longue amène à se remettre vraiment, dans la joie intérieure, entre les mains du Seigneur.

« C’est invraisemblable…

Samedi 24 décembre 2011

.. mais c’est vrai – ou du moins je suis convaincu que cela l’est ».
C’est peut-être en ces termes que l’on peut parler à un athée qui dirait que Dieu est absurde, qu’il est une invention des hommes etc.

Mystique: extase

Mardi 20 décembre 2011

Je suis en train d’écouter une conférence sur « philosophie et mystique »; et je me perds un peu dans la description systématique et détaillée de caractéristiques supposées des expériences mystiques, qui ne paraissent pas vraiment différentes de ce qu’est toute prière.
C’est dans le « Théo » que j’ai trouvé (une fois de plus – j’aime bien le Théo!) une présentation simple et claire: on entre dans la relation mystique avec Dieu lorsqu’il y a extase; lorsque l’on est en quelque sorte arraché à soi-même.
Il suffisait de le dire!

« Nuit de la foi » – Rien après?

Mercredi 14 décembre 2011

On parle souvent de la « nuit de la foi » qu’ont vécu certains saints comme Thérèse de Lisieux ou Mère Teresa: elles n’avaient aucun sentiment ni aucune assurance comme quoi elles étaient sur la bonne voie.
Est-ce qu’elle se demandaient si elles avaient raison de continuer le choix de vie qui était le leur? Je n’en suis pas sûr; elles étaient peut-être « seulement » dans la « désolation »: un peu comme si elles n’avaient pas de nouvelles d’un être aimé. Ou alors peut-être s’agissait-il aussi d’une tentation.
J’ai tendance à faire un rapprochement entre la situation ci-dessus et une conviction que j’ai depuis des années. A savoir que, même s’il n’y a rien après la mort, cela vaut la peine de vivre en chrétien, de se donner entièrement à l’amour. Car c’est, pour moi et certainement pour beaucoup d’autres, la seule façon de vivre qui puisse nous satisfaire; un trésor que nous avons trouvé et qui nous remplit. Et comme nous nous remettons entièrement entre les mains du Seigneur, la désolation, la nuit, si elle doit se produire, sera un morceau du chemin, accepté à l’avance.

Un culte

Mardi 13 décembre 2011

Samedi dernier j’ai eu la chance de participer avec plusieurs autres catholiques à un culte réformé (célébré exceptionnellement un samedi!) qui m’a fait forte impression. La pasteure, souriante et posée, a suivi une ligne très sobre, parlant de façon brève et uniquement quand c’était nécessaire; elle a essentiellement guidé la prière commune dans une atmosphère recueillie et avec de nombreux chants modernes; il est vrai que nous étions dans le cadre du Chemin Neuf. Mais aussi avec des moments de silence, permettant la prière personnelle.
Son homélie (est-ce le bon mot) a de même été sobre, regroupée en quelques commentaires, sur le contexte du passage, les destinataires de ce que dit Jésus, etc.
Parmi les moments de prière j’ai notamment apprécié celui où elle nous a dit: « Nous allons maintenant rester un moment en silence pour que chacun puisse prier pour les personnes qu’il connaît et qui en ont besoin ».
Au moment de la Sainte Cène toute l’assemblée a formé un grand cercle; la pasteure a indiqué que son Eglise accueillait à la Sainte Cène toute personne reconnaissant Jésus comme Dieu (enfin je ne sais plus si ce sont les mots qu’elle a employés), et elle a proposé – comme nous le faisons lors de nos messes – aux personnes qui ne souhaitaient pas participer de croiser les bras; elle s’est alors arrêtée devant chacun d’eux en priant à haute voix pour eux. Le pain qu’elle a distribué, c’étaient d’assez petits morceaux d’un pain de type campagne; le vin, rouge, était dans des équivalents de calice, plus étroits (l’intinction serait difficile). Pas de petit linge pour essuyer le calice après que chacun a bu; c’est le seul point qui m’a gêné.
Au total une cérémonie émouvante pour moi, où j’ai pleuré la division des chrétiens.

Théologie et philosophie: un colloque

Lundi 12 décembre 2011

Image:François Lestang

Un intéressant colloque vient de se tenir dans le cadre de la Communauté du Chemin Neuf. Pendant trois jours, des philosophes et des théologiens ont réfléchi sur les relations entre les deux disciplines, ainsi que sur le thème « foi et raison ».
Les contributions étaient toutes d’un niveau élevé (parfois trop…). Un régal pour l’esprit. Une bonne occasion de découvrir les recherches actuelles dans ces domaines, et aussi de revenir aux « classiques », relus d’une façon très fine par certains intervenants.
Les contributions du colloque seront prochainement disponibles sous forme audio sur le site de la Communauté (rubrique « Enseignements »).
- Je reproduis ici un texte que j’ai écrit en 1998: « La théologie est une réflexion sur ce que nous dit Dieu; la philosophie est une réflexion au niveau humain, avec tous les hommes. Chacune éclaire ou peut éclairer l’autre. Le chrétien, par la connaissance personnelle qu’il a de l’amour de Dieu, peut faire remarquer au philosophe des lacunes ou des erreurs possibles de son système; la philosophie peut élargir notre réflexion chrétienne, et donc nous amener à poser différemment les problèmes de foi. »

Se donner, se recevoir …

Lundi 12 décembre 2011

Chacun de nous réagit de façon différente à des expressions telles que « acceptes-tu de donner ta vie à Jésus? » ou de « donner entièrement ton intelligence à Dieu » (phrases qui accompagnent parfois la demande de « baptême dans l’Esprit »).
Autre expression: « Se recevoir entièrement de Dieu »; une amie me dit qu’elle ne l’aime pas. D’autres n’aimeront pas des phrases telles que « vivre en Dieu » ou « être entre les mains de Dieu ».
Chacun a sa façon spécifique de comprendre sa relation à Dieu. L’un se sent en quelque sorte opprimé, privé de sa liberté par une de ces expressions, tandis que l’autre est à l’aise avec elle, mais est rebuté par une autre! Cela tient entre autres à notre structure psychologique, à ce qu’a été notre enfance et notre vie.
« Tout vient de Toi, ô Père très bon » !
. 13h On peut noter aussi que si on dit la phrase « donner sa vie », etc. devant un groupe, ce n’est pas la même chose que de la dire dans sa prière intérieure. Sans que l’un soit nécessairement « mieux » que l’autre !

Marie et le péché

Jeudi 8 décembre 2011

Les oraisons de la messe d’aujourd’hui 8 décembre (Immaculée conception) parlent de Marie et du péché; notamment:
- « La faute originelle, dont tu as préservé la Vierge Marie »;
- « Tu l’as préservée de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de ton Fils ».
Si on considère qu’il n’y a pas de faute « originelle » (Adam et la faute n’ont pas de réalité historique), mais plutôt un état pécheur de tout homme, Marie arrive comme un premier sommet de l’humanité: femme juive si attentive à la parole qu’elle lui est toute ouverte; avec l’aide de Dieu, elle est libre du péché. Elle n’est pas « préservée », elle est montée dans l’amour.
Cette montée dans l’amour fait partie du plan de Dieu, au même titre que la venue, la mort et la résurrection de Jésus. Pas besoin d’imaginer un « effet rétroactif », comme si la mort et la résurrection de Jésus était un événement déclenchant quasi mécaniquement une libération du péché.
L’événement naissance de Marie, l’événement Jésus, sont des étapes de l’histoire du salut: étapes les plus importantes certes, mais étapes, au même titre que la sortie d’Egypte et l’Exil. Le plan de Dieu n’est pas limité à l’instant Jésus. Jésus nous sauve parce qu’il éclaire le plan de Dieu et nous donne sa vie en nourriture. Dieu sauve tout au long de l’histoire des hommes; Jésus nous révèle ce salut.

- Voir aussi ce billet de J.-F. Bouthors sur le fait que Marie « perçoit la vraie visée de Dieu ».