Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Agir, ou accueillir Jésus

vendredi 23 avril 2021

Pour continuer le billet précédent:
Il ne s’agit pas de faire des efforts pour « agir bien », mais
de s’ouvrir à Jésus, d’accueillir l’Esprit, qui peuvent nous changer afin d’être bien.

C’est quoi, votre christianisme?

vendredi 23 avril 2021

Je sors d’un enterrement: une paroissienne amie, très active dans de nombreuses associations.
Je me la représente volontiers au ciel. Je lui parle.

Majorité de non croyants dans l’assistance; dont sa famille, fort nombreuse.

Le prêtre qui préside explique que si elle a fait tout ce qu’elle a fait, c’est parce qu’elle voyait Jésus en chaque personne… Et que maintenant elle a bien mérité son repos (ou quelque chose de ce genre).

Désolé, ce n’est pas du tout ma vision des choses:
– C’est parce qu’on aime les gens que l’on agit. L’amour rayonne: le chrétien doit répandre l’amour. Ce n’est pas Jésus que je vois en Tartempion; c’est Tartempion que j’aime, tel qu’il est. Avec l’aide de Jésus, qui met son amour en moi.
– Repos après la mort? Qu’est-ce qu’il en sait le bougre? Pour moi la terre est une étape, et après la mort, les travaux continuent !

Il semble que ce prêtre, et beaucoup de chrétiens, voient en quelque sorte l’au-delà comme une fin, comme une « distribution des prix »: gagner le paradis.

Disons que c’est infantile. (Désolé).

Danse d’amour

mercredi 14 avril 2021

Depuis quelques semaines, c’est un nouveau prêtre qui célèbre la messe, là où nous allons à midi.

Rapidement j’ai remarqué avec quel soin il disposait les différents objets sur l’autel: patène, calice, pale etc.
Et aujourd’hui j’ai eu vraiment l’impression… qu’il était en train d’accueillir quelqu’un: de disposer les objets avec amour, pour que ce quelqu’un soit bien chez lui: « Voilà, je mets ceci là pour toi; et cela à côté, etc.

Une sorte de danse; car dès le début j’avais remarqué ses mouvements de pieds.

Une danse d’amour; des prévenances d’amoureux: pour accueillir, à la consécration, notre Maître et Seigneur.

Par quelle lettre commencent son prénom et son nom?

samedi 13 mars 2021

Ce billet est d’un genre différent des habituels.

Voulant retenir le prénom et le nom de quelqu’un, je me suis dit: c’est facile, son prénom commence par A et son nom par C..
Facile? Voire ! Car je l’ai recherché sans le trouver, jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’appelait AUguste CHemineau ! (Enfin, quelque chose dans ce genre). Ce n’est pas un « A », et ce n’est pas un « C » habituel…

Alors je me suis dit: il me faut un tableau, pas trop compliqué, avec les variantes de son des lettres initiales. Et cela donne à peu près ceci (avec des trucs mnémotechniques):

A ai an au (mnémonique « A est en haut »)
Ca Ce ch
Eu é en …
Ga ou gé
I ou In
O ou On
P ou Ph

Apparemment c’est tout!

Autre approche (7 avril):

N’essayer de retenir que la première syllabe: « le Père Ma », etc.
Si la première syllabe est « une voyelle », ajouter quelque chose derrière:
« Alain » donne « AL » etc.

Et pour les cas difficiles, genre Au ou Ch, retenir par exemple:
Au-A (un « son O » qui commence par A)
Ph-Pé …

J’aime le Premier Testament

lundi 22 février 2021

En lisant le remarquable article de Wikipedia sur Simone Weil, j’ai admiré ses réflexions sur la science, et sur la philosophie moderne, ainsi que son parcours spirituel. J’ai été, aussi, impressionné par sa vie, faite d’engagements très forts.

Par contre j’ai été, dans un premier temps, surpris par son attitude très négative par rapport au Premier Testament, et donc au peuple juif ancien.

Comme si il y avait deux « Dieu », et que le christianisme supprimait tout ce qui l’a précédé!

Je suis au contraire, comme beaucoup de chrétiens, constamment entouré par les psaumes et le reste de la Bible; et je vois l’histoire d’Israël comme une longue montée, qui n’est peut-être pas finie.

Jésus aimait son peuple. Je dirais qu’il est venu partager ses souffrances, et lui montrer la suite du chemin . Seuls certains l’ont compris et cela n’a rien d’étonnant.
Oui, quand je relis l’histoire du peuple juif, j’y vois notre itinéraire à chacun, notre montée vers plus d’amour.

Une minute de prière

dimanche 24 janvier 2021

Ce matin, avant de me lancer dans les activités que j’ai en projet, je prie un peu.
Ce que je vais décrire n’est pas une méthode élaborée, pour personnes avancées dans la prière: c’est une approche toute bête; presque honteuse…

Je m’assieds dans mon fauteuil.
Il y a, sur un meuble en face de moi, un réveil, avec une aiguille des secondes.
Je décide que je vais rester dans le fauteuil environ une minute; par exemple jusqu’à ce que l’aiguille des secondes ait fait un tour… Et rien d’autre.

Je dis certes au Seigneur que je me sais face à lui; et c’est tout. Mon esprit « se repose ». Après une minute, j’ai en général envie de continuer; et donc je reste là – j’allais dire « patiemment » – jusqu’à ce qu’une minute ait tourné.
Et souvent encore une minute…

Mais passons à ce qui avait, ce matin, déclenché ma décision de prier un peu; et c’est peut-être un peu honteux aussi, cela:

J’ai pensé que j’allais rencontrer aujourd’hui diverses personnes, dont certaines dont j’ai tendance à critiquer intérieurement certains aspects… Et j’ai repensé à ce que nous a conseillé un prêtre hier: penser aux autres avec amour.

Voilà donc ce que je m’efforce de faire aussi ce matin, en me préparant à ma journée.

Respirer (inspirer)… par la bouche?

lundi 28 décembre 2020

… ou par le nez?

Lors d’une formation pour des animateurs de chant, dans ma paroisse, le formateur, et la plupart des participants, inspiraient par la bouche…

Pour ma part j’inspire par le nez lorsque j’anime les chants (et le reste du temps aussi, y compris pour de brèves courses à pied). J’avoue ne pas me rappeler comment je respirais lorsque je faisais, beaucoup plus jeune, des compétitions de 400 mètres ou de 800 mètres. Mais ce qui est probable, c’est que quand je jouais de la flûte traversière, j’inspirais en général par le nez.

Les articles que j’ai consultés sur Internet aujourd’hui, concernant le chant, présentent des points de vue divers. Pour les uns il est évident qu’on inspire par la bouche… Pour d’autres c’est le contraire!

Cet article est assez catégorique dans le sens d’une respiration par le nez: d’une part dans son texte initial « Comment respirer », où l’affirmation est répétée trois fois; et d’autre part dans les commentaires, assez bas, en réponse à « Parot », qui dit « Essayez de chanter en respirant par le nez… Moi je n’ai jamais vu personne le réussir.  » L’auteur de l’article répond:

« Je t’assure que le système de respiration naturel est d’inspirer par le nez et d’expirer par la bouche..!!
Ceux qui inspirent uniquement par la bouche ont tout simplement prise une mauvaise habitude respiratoire… »

Me voilà rassuré ! :-)

Les trois petits signes de croix: belle prière

mercredi 23 décembre 2020

A la messe, avant l’évangile, les participants tracent trois petits signes de croix: sur le front, sur la bouche, et sur le coeur.

Il m’est venu aujourd’hui à l’idée qu’il s’agit-là d’une prière essentielle, que l’on peut répéter au long de la journée, lorsque le contexte y invite, et en traçant les croix correspondantes:

– « Seigneur, mets ton amour dans mes pensées »
– « Seigneur, mets ton amour dans mes paroles »
– « Seigneur, mets ton amour dans mon coeur! »

Quoi de plus simple?

Le Christianisme en 3 lignes…

lundi 21 décembre 2020

Au lieu de mettre en avant des idées comme celle de « sauveur » et de « péché »:
1- Jésus est venu nous montrer ce que c’est que l’amour;
2 – Il s’agit d’aimer: c’est cela qui nous transforme et transforme le monde;
3 – Jésus nous a montré comment apprendre à aimer; comment entrer progressivement dans l’amour.

Tout est dit. La révélation de l’amour avait besoin de 2000 ans de préparation, au sein du peuple juif.

On peut juste ajouter un quatrième point: l’existence continue après la mort!

Prier pour ceux que je n’aime pas assez…

lundi 21 décembre 2020

Un livre étonnant, « L’explorateur de l’au-delà », que je mentionne dans « Le Fait Jésus » page 85, présente notre progrès dans l’au-delà comme dépendant entièrement de l’amour que nous avons pour les autres; pour tous les autres.

Et je dois reconnaître qu’en ce moment, sur terre, je suis loin du compte. Mon coeur est bien loin d’avoir, qu’il s’agisse de personnes vivantes ou de personnes que j’ai connues, une attitude complète d’amour.

Il s’agit d’une part de prier pour eux avec amour (tourner mes pensées avec amour vers eux et vers Dieu), ce qui déjà change mon coeur. Il s’agit aussi de modifier mes pensées – c’est possible!

En somme, si on suit ce livre, ce n’est pas « en arrivant dans l’au-delà » que nous deviendrons d’un seul coup capables d’aimer. Le purgatoire, c’est peut-être cela: poursuivre dans l’au-delà notre purification.

Mais comment apprendre à aimer? Comment changer? En le demandant régulièrement à Dieu dans notre prière. En notant nos fautes contre l’amour (nos péchés), et en nous confessant.

Purifie mon coeur, Seigneur ! Fais-moi repérer, au long de ma journée, tous mes manques d’amour.
Et fais-moi me jeter dans tes bras, comme la petite Thérèse.

——

Précisons, pour finir, que le livre dont je parle est … un récit fait par un médium. En 1896 ! Gros livre, qu’on aime ou qu’on n’aime pas; que l’on rejette éventuellement parce qu’on « ne croit pas aux mediums »…

Le couple (chrétien), à l’image de Dieu

dimanche 20 décembre 2020

L’amour « simplement humain » est une très belle chose. Un homme et une femme sont attirés l’un vers l’autre, et au bout de quelque temps décident de vivre ensemble. Il y a là une grande richesse, une attention à l’autre (en général); un projet de bonheur.

Ce que Dieu propose, par l’amour tel que les chrétiens essaient de le mettre en pratique, va beaucoup plus loin. Il ne s’agit plus seulement d’un amour spontané, d’une attirance; mais, à partir de cette attirance, de construire un amour montant vers l’infini: aimer comme Jésus a aimé; comme Dieu nous le propose. Vivre cela dans la vie de tous les jours, certes, en aimant ceux qui nous entourent ou que nous rencontrons; mais appliquer cela beaucoup plus profondément dans la vie de couple.

C’est une voie de sainteté. Une voie de témoignage. C’est le mariage tel que l’Église le comprend – même si elle va parfois trop dans le détail dans ce qu’elle considère comme obligatoire ou interdit pour un couple (« péché »).

La paix dans le coeur des justes

vendredi 18 décembre 2020

Nous lisions avec une amie les textes de la messe d’aujourd’hui (notamment Jérémie 23,5-8), et elle s’interrogeait: On dit toujours que Dieu, que Jésus, apporte la paix, mais elle n’est pas là.

Il faut demander: « la paix, où? » ai-je alors dit. « Et la réponse, c’est: dans le coeur des justes ».

Dieu propose la paix, non pas pour le monde, mais pour le coeur des justes: ils apprennent à vivre dans la paix intérieure, quels que soient les événements.

 » .. et la paix, qui surpasse tout ce que l’on peut concevoir, habitera dans vos coeurs (Philippiens 4,7).

Deux petits textes de Raymond Brown

mardi 15 décembre 2020

Raymond Brown, bibliste américain très connu et maintenant décédé, n’a pas hésité à écrire, dans certains de ses livres, des affirmations audacieuses (courageuses?).
C’est dans « L’Eglise héritée des apôtres », un classique très utile.
Voici ce qu’il écrit (dans les pp.66 à 69):

N’être pas d’accord avec l’enseignement officiel (de l’Eglise) peut certes être le fait de faux docteurs auxquels on doit s’opposer. Cela peut être aussi la marque d’esprits constructifs dont les idées, surprenantes au premier abord, sont de nature à faire percevoir plus clairement aux docteurs officiels, avec l’aide du Saint Esprit, ce qui a réellement été confié en dépôt .

Et plus loin:

Toute parole employée au sujet de Dieu sur cette terre, parole biblique comprise qui est uniquement « de Dieu », n’est qu’un témoin partiel et limité de la vérité.

Voir aussi le livre « Critical meaning » du même auteur.


« Livres audio »

samedi 12 décembre 2020

Ci-dessous deux liens vers des sites proposant des livres audio. Je pensais personnellement aux aveugles, mais pour ceux-ci il y a aussi tous les livres électroniques, qu’un logiciel spécialisé transforme en Braille.

https://lesbibliothequessonores.org/
(On y trouve par exemple 5 livres de Comte-Sponville)

et

http://www.litteratureaudio.com/
(Ce deuxième plus orienté sur le classique).

Imaginez un contexte…

mercredi 9 décembre 2020

Un ami m’envoie un mot, assez découragé; il m’explique qu’à une messe de semaine à laquelle il voulait assister avec sa femme, qui n’était pas sortie depuis longtemps, il s’est fait refouler « Non, vous ne pouvez pas entrer, il y a la chorale »….
L’argument paraît curieux; mais brusquement il m’est revenu que nous sommes en période de confinement ! Et donc le nombre de places est limité, surtout si l’église est petite.
Je ne sais si une solution aurait pu/dû être trouvée, mais j’en retiens une règle:
« Face à quelque chose qui vous étonne, essayez d’imaginer un contexte où cela serait naturel… »

Le judaïsme, comme « autre » du christianisme

samedi 21 novembre 2020

Je retrouve, dans une coupure de journal que j’avais mise de côté, cette réflexion de Paul Ricoeur:
Le christianisme a la chance d’avoir eu, dès le commencement, son « autre »: étant planté sur une racine qui lui est antérieure, il ne monopolise pas sur lui-même toute la révélation divine. Cela permet au christianisme de mieux se comprendre et de ne pas saturer l’espace ouvert au divin.

Les hommes, et les femmes…

dimanche 4 octobre 2020

Autant je suis en désaccord avec la trop fameuse « écriture inclusive » – j’en dirai un mot en fin de texte, autant il me semble que l’on devrait plus souvent remplacer la simple mention des « hommes » par celle des « hommes et des femmes ».

Ainsi notre Évêque, dans un texte lançant une réflexion diocésaine (‘ »synode »), utilise l’expression (un peu bateau) « être attentif à la peine des hommes ». Cela m’a gêné: voilà bien un cas où il aurait été approprié de parler de la peine des hommes et des femmes Elles en ont largement leur part, non?

Pourquoi je suis contre l’écriture inclusive? D’autres l’ont dit mieux que moi; c’est remplacer la langue, et sa souplesse, par une algèbre de parenthèses qui est complètement artificielle. C’est détruire la langue.

Une relation d’amour avec Dieu

lundi 28 septembre 2020

Cela pourrait être le titre d’un livre que j’écrirais… (mais j’en ai déjà au moins 3 en projet!).
Il s’agirait de témoigner qu’une relation vraie à Dieu peut exister; et qu’elle peut être une relation d’amour!

Car on peut craindre que cette façon de vivre sa foi ne soit pas générale; que certains chrétiens « croient » simplement que Dieu existe; que certains – ou les mêmes, vivent leur foi comme une relation formalisée, avec un être lointain.

Pour qu’on puisse parler de relation d’amour, il faut je pense avoir l’expérience des petits signes de Dieu. Et que la vie quotidienne soit une « vie en Dieu ». Avec un Dieu dont l’amour ne fait plus le moindre doute. Un Dieu avec qui on a tracé un chemin; et on a une vision claire de la façon d’être en face de Lui; en Lui.

Est-ce la même chose que la vie dans l’Esprit des charismatiques? Peut-être. Je n’ai pas encore assez l’expérience de cette vie là, bien que j’aie commencé à y entrer.
J’ai le sentiment que l’approche charismatique n’est qu’un aspect de ce dont je veux parler; de ce que je vis.
L’Esprit? Oui; mais c’est l’Esprit de Dieu. Un Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ; et qui, aussi, n’est pas « que » Jésus-Christ, bien que ce soit souvent à Lui que l’on peut se référer pour comprendre ce que c’est que de vivre en Dieu.

La « vraie vie en Dieu », comme dit Vassula Ryden.

Deux mini-homélies…

lundi 28 septembre 2020

Deux phrases entendues aujourd’hui dans l’évangile, qui peuvent chacune conduire à une brève homélie.

Les disciples se demandent qui parmi eux est le plus grand (Lc 9,46-48). Et Jésus répond: « Le plus petit d’entre vous, c’est celui-là qui est le plus grand « .

Cela peut nous amener à bien des surprises, quand nous serons au ciel: combien de gens « ordinaires », dont Dieu nous montrera qu’ils ont été des merveilles d’amour.
Et autour de nous, sur ces bancs de l’église, ce frère, cette soeur: ne les jugeons pas ! Le plus humble, c’est le plus grand (Mt 18,4).

Quelques versets plus loin: « Il ne marche pas avec nous à ta suite! » (Lc 9;49-50). Et Jésus répond: « Qui n’est pas contre vous est pour vous!« 

J’ai pensé à appliquer cela à l’oecuménisme: Il y a des chrétiens qui « ne marchent pas à la suite du Pape » ;-) Ne les empêchez pas!

Ayons un oecuménisme fraternel !

Début de matinée…

dimanche 6 septembre 2020


Et me voici, Seigneur, en ce début de matinée si calme, face au monde.
Avec Toi. Dans la paix.

Comment vais-je, aujourd’hui, contribuer à ce que le monde monte vers Toi?


Merci à Toi, qui me donnes Ta vie, Ta paix.