Christianisme et sexualité

Un ami réfléchit, sur Facebook, à l’attitude très négative de « l’Eglise » sur la sexualité, à travers les siècles. Il l’assimile au refus du plaisir, à un sentiment de honte. Je ne partage pas cette idée qu’il s’agisse d’abord de plaisir. Il s’agit fondamentalement de relation humaine; et l’homme (je parle surtout du point de vue masculin) le ressent, même vaguement, lorsqu’il se masturbe.

Et s’il s’agit, non de masturbation, mais de relation avec une femme, alors il est clair que cette relation engage ! La culpabilité éventuelle ressentie lors de relations adultérines résulte notamment du fait que la relation sexuelle est faite pour unir deux êtres, et  pas pour un plaisir occasionnel. C’est bien l’amour, au sens le plus fort, dont il s’agit.

La réflexion des chrétiens à travers les siècles a porté me semble-t-il largement sur la difficulté de maîtriser la sexualité: d’affronter les désirs ou pulsions qui naissent en nous; afin de vivre dans l’amour, au sens que Jésus nous a appris a donner à ce mot. 

Au XXI° siècle (et déjà avant), la question est d’être épanoui et non refoulé: de comprendre et d’accepter ses ressentis. J’oserai dire: de se faire de la sexualité une amie.
Cela fait partie du progrès spirituel (la psychologie n’y suffit pas).

Chesterton a écrit:

« En ce qui concerne le sexe, les hommes particulièrement sont déséquilibrés de naissance; nous pourrions presque dire qu’ils sont fous. Ils atteignent difficilement la santé mentale avant d’atteindre la sainteté. »

 

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