Trois jours à Jérusalem

Je viens de faire à Jérusalem un séjour très court (pendant lequel en plus je suis tombé malade!)
Ci-après quelques remarques simples, pour celles et ceux qui n’y sont pas encore allés.

-La « vieille ville » est plus grande qu’elle ne semble l’être sur les plans:
Quand on regarde les plans, la vieille ville est une sorte de petit carré. En fait il faudrait compter, sur de mauvais pavés montants et descendants, quelque chose comme 1 km 1/2 si l’on voulait en faire une traversée de part en part; et ce ne serait évidemment pas la bonne façon de l’explorer, car le nombre de « points d’intérêt », y compris des époques romaines et juives, y est tout simplement considérable! Quant à faire le tour des remparts, c’est possible en principe, mais cela fait sans doute quelques 6 kilomètres, avec de nombreux escaliers, et n’apprendra pas grand chose.

La vieille ville n’est pas plate ! Le reste de la ville non plus, et de loin. Quand on la chance, comme ce fut notre cas, de loger à l’Ecce Homo, qui est une des meilleures maisons d’accueil de pélerins, on dispose, depuis la terrasse, d’un point dominant. Et ce qu’on voit devant soi, c’est la vieille ville, et uniquement elle: dont les toits descendent d’abord vers une zone centrale, puis remontent peu à peu, avec sur le fond, dominant en quelque sorte le panorama, le Saint Sépulcre et quelques autres églises. On ne voit pas le reste de Jérusalem, au-delà.

-Le mont du Temple, ou « esplanade des mosquées », est extrêmement vaste: imaginez que vous vous promenez dans les jardins des Tuileries! Vraiment inattendu. Les deux mosquées, dont celle qui se situe à l’emplacement du centre de l’ancien temple, ont certes une certaine dimension, mais sont peu de choses au milieu de ces jardins.

Quand on sort de la vieille ville du côté du rempart de l’esplanade (porte des lions), on découvre… une route en lacets qui descend vers le fond du ravin du Cédron; en bas, au milieu des embouteillages et des cars de touristes, il y a le jardin des Oliviers. Et en face, la colline suivante, c’est le mont des Oliviers, d’une hauteur respectable, parsemé d’une alternance de bâtiments profanes et religieux… Sur la droite par contre la vallée s’enfonce assez profondément : 100 ou 200 mètres plus bas !

Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte !
Chaque confession chrétienne ou presque a voulu avoir ses lieux propres. Et on a créé, pour les pélerins, des lieux ou itinéraires complètement fictifs! Ainsi la « Via dolorosa », itinéraire que le Christ serait censé avoir suivi en portant sa croix. Elle a été créée par les franciscains au 14° siècle: c’est un chemin de croix comme il y en a dans nos églises, mais on pense maintenant que le Christ n’a absolument pas parcouru cet itinéraire qui part de la citadelle Antonia.
De même, exemple minuscule, des protestants ont voulu proposer un lieu qui ne soit pas une église, et ont créé un site appelé « La tombe dans le jardin » (hors de la vieille ville, près de la porte de Damas). Joli site à vrai dire – tombe ancienne d’un personnage important sans doute.

Ne manquez pas, dans la vieille ville, près du Hurva square, le « Cardo », rue romaine découverte par les archéologues. Egalement intéressante la visite en sous sol des « fondations » du mur du Temple – à condition de bien comprendre les explications du guide, en anglais.

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