L’âne, le chien…

Dans le cadre d’une discussion, sur Facebook, entre chrétiens, une amie cite un texte de la sagesse bouddhiste:

Nous avons demandé à un sage: « Pourquoi ne ripostez-vous pas contre ceux qui se comportent mal avec vous? « 
Il a répondu avec le sourire:
« Quand un âne te bouscule, est-ce que tu le bouscules aussi?
« Quand tu voies un chien qui aboie, est-ce que tu aboies aussi? « 
Et le texte conclut:
« Seul le silence secoue les consciences! »

Il en est résulté une discussion: « Que vient faire ce texte bouddhiste sur un site chrétien? » – « Le silence n’est pas signe de sagesse mais de lâcheté.. » – « Considérer les autres comme des chiens, comme des animaux, ce n’est pas ce que le Christ nous demande… » Etc.

J’ai commenté pour ma part:
Cette discussion est intéressante. Notre réaction de chrétiens, face à quelqu’un qui est une sorte d’âne ou de chien, au sens de la maxime ci-dessus, sera différente selon les situations, et selon nos capacités et notre état intérieur. Mais avoir en tête l’aspect « terre à terre » de cette réflexion bouddhiste peut être utile dans certains cas!
Quant à la conclusion, « seul le silence.. » je ne la crois pas suffisante: il y a l’action (parfois un sourire!); et la prière.

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