Monachisme, présence de Dieu, Réforme

Un échange récent sur Internet m’amène à me demander quel sens – ou absence de sens – les protestants donnent à la vie monastique, et notamment à sa forme la plus « dure »: trappistes, ermites etc.
Des formes de vie monastique ont réapparu chez les réformés dès le 19° siècle, mais je m’interroge sur l’idée que Luther et autres avaient de cette forme de prière et de relation à Dieu, qu’ils ont précisément abandonnée. Je lis dans un texte qu’elle était considérée comme « trop loin du monde »…

Si je me place de mon point de vue, catholique extrêmement convaincu de la présence de Dieu, je comprends la vie monastique comme une vie intense de relation à Dieu. Une vie de prière « utile », puisque tel était un des aspects du débat sur Internet.

Si Dieu est présent, très présent, alors une vie directement tournée vers lui est une des plus belles choses qui soit; une des plus profitables à l’humanité, aussi.

Mais si c’est au final « chacun pour soi », et s’il n’y a pas de saints, la vision du monde est bien différente.

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